Répression en RDC: l'Union européenne épingle de nouveau des noms d'officiels

L'UE avait déjà pris des sanctions contre des personnalités congolaises. Elle vient de dresser une nouvelle liste de neuf hauts responsables de RDC, qui vont se voir à leur tour sanctionnés le mois prochain. Ceux-ci n'auront plus droit aux visas Schengen et leurs biens et avoirs en Europe vont être gelés.


Les Européens constatent qu'à l'évidence, le message de leur condamnation - au moins morale - de la conduite des affaires en République démocratique du Congo n'a pas été bien compris à Kinshasa. Aussi, l'UE entend faire preuve d'une fermeté nouvelle vis-à-vis de ceux qui, en RDC, se rendent coupables de violations graves et répétées des droits humains, de recours excessif à la force, et qui par leur parole et leurs actions, sabotent systématiquement toute tentative de décrispation.
 
Une liste de sept individus liés au régime actuel avait été dressée à la fin de l'année dernière, déclenchant à l'encontre de ces personnes les sanctions personnelles classiques : interdiction de séjour et de transit dans l'UE, gel des biens et des avoirs détenus dans l'Union européenne. Selon l'Union européenne, ces personnes sont impliquées dans la répression, principalement dans les trois provinces du Kasaï, au Kivu, au Congo central et dans la capitale Kinshasa.
 
Or, des éléments factuels nouveaux ont été portés à l'attention des pays de l'UE, et de ce fait, les ambassadeurs des Vingt-Huit pays membres de l'Union viennent d'avaliser une extension de cette liste à neuf personnes supplémentaires, tel que proposé par la délégation européenne dans la capitale congolaise. La liste vise trois militaires ou miliciens, et six responsables politiques, ministres ou gouverneurs de province.