L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a dévoilé ses « Perspectives pétrolières mondiales 2026 », projetant une demande mondiale de 124 millions de barils par jour d'ici 2050. Dans ce contexte, l'organisation place l'Afrique au centre d'une nécessaire mutation industrielle.
Pour renforcer leur sécurité énergétique et limiter la dépendance aux importations, les pays africains devront mobiliser près de 92 milliards de dollars d'investissements dans le raffinage au cours des prochaines décennies, avec un besoin crucial de 25 milliards d'ici 2030.
Le Nigéria et l'Angola se distinguent comme les « principaux moteurs » de cette dynamique continentale.
Le rapport souligne l'impact majeur de la raffinerie Dangote, qui a atteint sa « pleine capacité nominale en février 2026 », propulsant la capacité de traitement secondaire du continent en hausse de 13,5 % en un an. D'autres projets structurants, à l'instar de la raffinerie d'Akwa Ibom (200 000 barils par jour) et de diverses unités modulaires, sont jugés essentiels pour soutenir cette montée en puissance.
Malgré ces avancées, l'OPEP prévient que la capacité de raffinage globale restera « bien inférieure à la demande de pétrole » si les investissements ne sont pas maintenus. L'institution avertit que tout retard dans les projets en cours pourrait « resserrer le marché et entraîner une hausse des importations ».
Pour réussir ce pari, le rapport souligne que l'Afrique devra impérativement combiner « action politique coordonnée, soutien financier et développement d'infrastructures » à grande échelle.
Pour renforcer leur sécurité énergétique et limiter la dépendance aux importations, les pays africains devront mobiliser près de 92 milliards de dollars d'investissements dans le raffinage au cours des prochaines décennies, avec un besoin crucial de 25 milliards d'ici 2030.
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