Omar el-Béchir cède une partie de son pouvoir. C'est dans un communiqué, que le parti islamiste au pouvoir annonce que le président a transmis son mandat à Ahmad Haroun, nommé plus tôt cette semaine comme adjoint à la tête du parti Congrès national (al Mo'tamar). Ce chef par intérim du PCN occupera ce poste jusqu'à la prochaine réunion du parti qui sera chargé d'élire un nouveau président l’été prochain.
Un proche du président
Ahmed Haroun est un fidèle du chef de l'Etat, il a participé avec lui au coup d'Etat en 1989. Il a été nommé deux fois ministre et à toujours occupé des postes de responsabilité au sein de l'Etat. Tout comme le président soudanais, il est visé par un mandat de la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le Darfour.
Selon la charte du Parti du Congrès National, qui possède une majorité écrasante de sièges au parlement, le chef du PCN devient automatiquement son candidat pour le prochain scrutin présidentiel, prévue, en principe, en 2020.
El-Béchir fait des concessions face à la contestation
Le 16 février dernier, le comité chargé de réviser la Constitution pour permettre à Omar el-Béchir de rester président à vie, a ajourné sa réunion. Le président cède aussi sur ce point et remet ce projet à plus tard.
Face au plus sérieux défis depuis son arrivée au pouvoir. Omar el-Béchir avait limogé le 22 février le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux pour nommer à la tête de 18 régions du pays des militaires parmi ceux qui lui sont le plus fidèles. Il a décrété l'état d'urgence et instauré des tribunaux spéciaux
Un proche du président
Ahmed Haroun est un fidèle du chef de l'Etat, il a participé avec lui au coup d'Etat en 1989. Il a été nommé deux fois ministre et à toujours occupé des postes de responsabilité au sein de l'Etat. Tout comme le président soudanais, il est visé par un mandat de la Cour pénale internationale (CPI), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans le Darfour.
Selon la charte du Parti du Congrès National, qui possède une majorité écrasante de sièges au parlement, le chef du PCN devient automatiquement son candidat pour le prochain scrutin présidentiel, prévue, en principe, en 2020.
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