Souleymane Teliko ne désespère pas de voir un jour les revendications des magistrats sur leur indépendance, entre autres se résoudre. Participant au colloque sur «La traite des personnes et le trafic des migrants», le président de l’Union des magistrats du Sénégal en a profité pour s’épancher sur le sujet, et revenir sur le départ de leur ex-collègue, Ibrahima Dème.
«Ibrahima Dème a décidé de quitter la justice et nous, nous avons décidé de rester. Il a considéré qu’il a atteint ses limites tandis que nous, on considère que pour le moment, il y a beaucoup de choses à faire et qui peuvent être faites», a déclaré le magistrat interpellé sur le départ de M. Dème, et du mutisme observé par ses collègues magistrats.
Mais, ajoute-t-il, ce départ ne change rien au fait que le pouvoir judiciaire continue de disposer d’«hommes et de femmes de valeurs qui travaillent chaque jour à faire avancer la cause de la justice».
C’est d’ailleurs la motivation des réflexions initiées par les membres de leur corporation, avec la tenue de colloques, de séminaires entres autres, pour arrêter des propositions à soumettre à l’Etat en vue des réformes.
D’ailleurs, informe-t-il, leurs conclusions ont déjà été mises à la disposition du ministre de la Justice, qui doit les transmettre au chef de l’Etat. Et, ajoute M. Teliko, «si ces propositions sont mises en œuvre, beaucoup de choses seront derrière nous. Et je pense que c’est la démarche la plus constructive. Où serons-nous si tout le monde quitte la justice ?»
Avant de conclure : «On est conscient qu’il y a des problèmes mais ils peuvent être surmontés».
«Ibrahima Dème a décidé de quitter la justice et nous, nous avons décidé de rester. Il a considéré qu’il a atteint ses limites tandis que nous, on considère que pour le moment, il y a beaucoup de choses à faire et qui peuvent être faites», a déclaré le magistrat interpellé sur le départ de M. Dème, et du mutisme observé par ses collègues magistrats.
Mais, ajoute-t-il, ce départ ne change rien au fait que le pouvoir judiciaire continue de disposer d’«hommes et de femmes de valeurs qui travaillent chaque jour à faire avancer la cause de la justice».
C’est d’ailleurs la motivation des réflexions initiées par les membres de leur corporation, avec la tenue de colloques, de séminaires entres autres, pour arrêter des propositions à soumettre à l’Etat en vue des réformes.
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