L’insertion professionnelle est au cœur de ce programme. Dans un pays où le taux de chômage frappe 27% de la jeunesse, la FNBS s'engage à offrir des débouchés concrets. « Notre rôle aujourd'hui, en tant que boulangers et président de cette école, est d'appuyer le ministère de la Formation à insérer ces jeunes. D'ailleurs, beaucoup de chefs d'entreprise de la Fédération ont accepté d'insérer ces nouveaux diplômés », a souligné Amadou Gaye, président de la FNBS.
Les récipiendaires ont ainsi reçu des Certificats de Spécialité (CPS) en boulangerie et pâtisserie, financés en grande partie par le programme École-Entreprise ou par auto-financement. Mais au-delà de la technique classique, l'accent a été mis sur la maîtrise des ressources nationales comme le mil, le maïs ou le fonio.
« Si la consommation en farine est d'un million de tonnes, et que l'on dit aux meuniers d'importer seulement 800 000 tonnes, les 200 000 tonnes restantes doivent être remplacées par le mil, le maïs ou le fonio. Ces 200 000 tonnes de nos produits locaux représentent des milliards pour l'agriculture sénégalaise », explique le président de la Fédération.
À travers cette formation, la boulangerie sénégalaise tente de dessiner un nouveau modèle économique, alliant création d'emplois pour la jeunesse et renforcement de la souveraineté alimentaire nationale, livre Sud FM radio.
Les récipiendaires ont ainsi reçu des Certificats de Spécialité (CPS) en boulangerie et pâtisserie, financés en grande partie par le programme École-Entreprise ou par auto-financement. Mais au-delà de la technique classique, l'accent a été mis sur la maîtrise des ressources nationales comme le mil, le maïs ou le fonio.
Le défi de l’incorporation obligatoire
Pour les professionnels du secteur, l’enjeu est désormais d’ordre structurel. La Fédération appelle le gouvernement à une réforme législative pour imposer l'utilisation des céréales locales dans la fabrication du pain. « Notre combat, c'est toujours l'incorporation des céréales locales dans la planification. Mais il faut comprendre que cela rencontre des obstacles. Nous avons incité le gouvernement à modifier le décret 79-665 bis qui devait rendre obligatoire l'incorporation au niveau de tous les boulangers du Sénégal. Il faut faire une politique d'import-substitution », martèle M. Gaye.Un levier économique pour l'agriculture
L'objectif affiché est de stopper l'hémorragie de devises liées à l'importation massive de blé, qui dépasse aujourd'hui le million de tonnes par an. Le calcul de la FNBS est clair : substituer une partie du blé par des productions locales permettrait d'injecter des milliards de francs CFA directement dans le monde rural sénégalais.« Si la consommation en farine est d'un million de tonnes, et que l'on dit aux meuniers d'importer seulement 800 000 tonnes, les 200 000 tonnes restantes doivent être remplacées par le mil, le maïs ou le fonio. Ces 200 000 tonnes de nos produits locaux représentent des milliards pour l'agriculture sénégalaise », explique le président de la Fédération.
À travers cette formation, la boulangerie sénégalaise tente de dessiner un nouveau modèle économique, alliant création d'emplois pour la jeunesse et renforcement de la souveraineté alimentaire nationale, livre Sud FM radio.
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