Recep Tayyip Erdogan devrait atterrir en fin d’après-midi, ce jeudi. En partant, il avait donné une conférence de presse à l’aéroport pour dire qu’il ne céderait sur rien et il avait traité les manifestants de marginaux et de vandales. Leur colère s’est donc en effet retournée contre lui puisqu’ils réclament sa démission.
A Istanbul, les murs sont couverts de slogans anti-Erdogan, des graffitis souvent rayés par les groupes de manifestantes féministes qui recouvrent les insultes sexistes ou homophobes. Erdogan a même un nouveau surnom, il est devenu Erdogaz pour dénoncer l’utilisation abusive des gaz lacrymogènes par la police. Mercredi soir, la plupart des manifestants étaient encore équipés de masques pour se protéger, des masques à gaz qui n’ont finalement pas eu une grande utilité. Mais le retour du Premier ministre pourrait relancer la confrontation entre la police et les manifestants qui occupent toujours la place Taksim. Tout dépend évidemment du discours qu’il tiendra.
Changement d’attitude des forces de l’ordre
On peut attribuer ce calme relatif à l’attitude de la police qui s’est retirée de la place Taksim et elle a négocié un pacte de non-agression avec les manifestants pour mettre fin aux affrontements. Elle tente de maintenir une distance de sécurité pour éviter les débordements.
La police aurait également passé un accord avec les groupes de supporters les plus violents. Ils étaient très nombreux sur la place ces derniers jours. Les supporters des trois grandes équipes de football d’Istanbul, habitués à affronter la police, sont des adversaires redoutables pour les forces de l’ordre.
-
Escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz: une opération «possible» mais «risquée»
-
Le philosophe allemand Jürgen Habermas est mort
-
Iran: face à l’absence de Mojtaba Khamenei, Ali Larijani s’affiche comme l’un des hommes forts du régime
-
L’Iran affirme avoir détruit 111 drones depuis le début de la guerre américano-israélienne
-
Ukraine: la Russie «se trompe» si elle espère «un répit» lié à la guerre en Iran, dit Macron




Escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz: une opération «possible» mais «risquée»


