En robe de nuit, à peine recouverte d’un manteau, Elena, la soixantaine, sanglote, racontent nos envoyés spéciaux à Dnipro, Aabla Jounaïdi et Boris Vichith. Elle s’imagine le pire pour son amie Oxana et sa fille. Elles habitent dans l’immeuble effondré : « Nos enfants ont grandi ici, dans cette cour ensemble. Oxana a déjà perdu son mari. Hier, elle est allée au travail. Et sa fille de 10 ans était à la maison. »
« J'aime l'Ukraine »
Ces mots, Elena nous les dit en russe. Mais aujourd’hui, moins que que jamais, elle ne veut entendre Vladimir Poutine s’ériger en défenseur des russophones : « Lui, le sauveur ? Je veux qu’il crève. Je parle mal l’ukrainien parce que je suis née en Russie, à Rostov. Mais toute ma vie est ici. Je veux le dire : j’aime l’Ukraine. Je crois en notre victoire », lance-t-elle encore.
« Pourquoi ma petite-fille doit avoir peur des sirènes ? »
« Que mes proches en Russie entendent notre peine. Ils ne me parlent plus. Ils ne comprennent pas ce qui se passe ici. Pourquoi nos enfants doivent-ils vivre dans la peur ? Dans la cave, sous les bombes, et voir tout ça ? Pourquoi ma petite-fille doit avoir peur des sirènes ? », s'exclame-t-elle encore.
Une supplique lâchée dans un dernier sanglot, alors que des ruines fumantes, une survivante vient d’être extirpée par les secours. Après la frappe de Dnipro, Les États-Unis ont dénoncé « un nouvel exemple de la guerre brutale et barbare menée par la Russie contre le peuple ukrainien ». Un porte-parole du Conseil de sécurité nationale a assuré qu'ils « continueront à fournir à l'Ukraine ce dont elle a besoin pour se défendre ».
« J'aime l'Ukraine »
Ces mots, Elena nous les dit en russe. Mais aujourd’hui, moins que que jamais, elle ne veut entendre Vladimir Poutine s’ériger en défenseur des russophones : « Lui, le sauveur ? Je veux qu’il crève. Je parle mal l’ukrainien parce que je suis née en Russie, à Rostov. Mais toute ma vie est ici. Je veux le dire : j’aime l’Ukraine. Je crois en notre victoire », lance-t-elle encore.
« Pourquoi ma petite-fille doit avoir peur des sirènes ? »
« Que mes proches en Russie entendent notre peine. Ils ne me parlent plus. Ils ne comprennent pas ce qui se passe ici. Pourquoi nos enfants doivent-ils vivre dans la peur ? Dans la cave, sous les bombes, et voir tout ça ? Pourquoi ma petite-fille doit avoir peur des sirènes ? », s'exclame-t-elle encore.
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