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Université Cheikh Hamidou Kane : les étudiants décrètent "une grève illimitée" à partir de ce mercredi



Les étudiants de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) ont décrété "une grève illimitée" à partir de ce mercredi 25 mars 2026. Aboubacry Goloko, étudiant de la 9e promotion en Science politique et membre de la fédération des étudiants de l'université numérique de Pikine, explique que ce mouvement d'humeur est motivé par les retards académiques et les conditions d'étude qu'il juge «difficiles» pour les apprenants. 

«Nous sommes là aujourd'hui pour défendre nos causes, c'est-à-dire la lenteur administrative générale de toutes les promotions confondues. Cela impacte et retarde considérablement les programmations des examens, mais voir aussi le traitement des dossiers administratifs, c'est-à-dire des problèmes d'inscription, d'attestation, de relevé de notes », a-t-il déclaré sur les ondes de la Radio Futur Média, lors du bulletin de 12 heures.

Aboubacry Goloko a également souligné des blocages dans leur progression notamment pour le passage en cycle Master. «Nous notons également des retards répétés dans l'organisation académique, entraînant un blocage, un décalage des calendriers universitaires. Par exemple, la licence, qui devrait être de 3 ans, dure plus de 4 ans voire même 5 ans », a-t-il déploré, ajoutant que « c’est à cause de cela que certains étudiants ont une incertitude permanente et un sentiment de délaissage».

Il a aussi dénoncé les conditions d’étude des étudiants de la nouvelle promotion. «Nous voulons parler d'une situation qui est très sérieuse, c'est-à-dire l'indisponibilité des outils de travail, particulièrement pour la nouvelle promotion 13, orientée à l'Université numérique Cheikh Hamidou Kane. Les outils de travail devraient être disponible depuis le mois d'octobre 2025 (…) Mais, nous n'avons toujours pas des informations claires pour la disponibilité de leurs outils de travail», a dénoncé Aboubacry Goloko.

Il a par ailleurs souligné le « manque de communication claire et régulière » qu’il y’a entre le ministère de l'Enseignement Supérieur et les étudiants. «Nous voulons noter également le manque de communication claire et régulière de la part du ministère de l'Enseignement Supérieur qui est le chef suprême des étudiants, et aussi de l'administration, qui laisse les étudiants dans le flou face à leurs situations académiques précaires », a-t-il regretté.
 

Fatime Gueye

Mercredi 25 Mars 2026 - 15:44


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