Ils sont un peu plus de 600 Nigérians sur les 100 000 que compte l'Afrique du Sud à s'être portés candidats au départ. ils seraient originaires de toute le pays, et pas seulement de Johannesbourg, la ville la plus touchée par les violences.
Parmi eux, un pasteur, mari et père de 5 enfants, installé depuis 19 ans à Durban dans la province du Kwazulu-Natal, dans l'est du pays : « J'ai découvert que ce pays n'était pas un lieu sûr pour l'humanité. Ici, l'être humain n'a pas de valeur. Rester là avec sa famille, c'est prendre un énorme risque. Jésus a dit 'Tu dois aimer ton prochain comme toi-même'. Ces gens n'ont d'amour pour personne. Ils n'ont aucune valeur humaine. »
Ce raz-le-bol, Bartholomew Eziagulu dit l'avoir observé chez plusieurs de ses compatriotes. Il préside l'Association des citoyens nigérians d'Afrique du Sud dans la province du Kwazulu-Natal : « Ils ont décidé de partir parce que les tueries, c'en était trop et ils ne pouvaient plus continuer à exercer leurs activités économiques. Ce sont des gens qui travaillent depuis des années. Beaucoup de Nigérians ici ont perdu ce qu'ils possédaient, ont perdu espoir, et ne font plus confiance au gouvernement sud-africain. »
Pas de victimes, mais le Nigéria reste ferme
Ce n'est pas la première fois que des épisodes de violences contre les immigrés secouent l'Afrique du Sud. En 2015 déjà, plusieurs personnes avaient été tuées dans des manifestations contre les étrangers à Durban.
D'après le docteur Emeka Ugwu, président du Forum des Médecins Nigérians de Johannesburg, en contact régulier avec les autorités consulaires sur place, aucun Nigérian n'a été tué dans les violences xénophobes de ces derniers jours. Ce qui n'empêche pas les autorités nigérianes de jouer la carte de la fermeté.
Il y a quelques jours, le Nigeria a notamment dépêché un émissaire spécial pour rencontrer le président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Une visite qui intervient après la décision la semaine dernière du président nigérian Muhammadou Buahari : il n'ira pas au Forum économique mondial pour l'Afrique, sommet organisé dans la ville sud-africaine du Cap.
Parmi eux, un pasteur, mari et père de 5 enfants, installé depuis 19 ans à Durban dans la province du Kwazulu-Natal, dans l'est du pays : « J'ai découvert que ce pays n'était pas un lieu sûr pour l'humanité. Ici, l'être humain n'a pas de valeur. Rester là avec sa famille, c'est prendre un énorme risque. Jésus a dit 'Tu dois aimer ton prochain comme toi-même'. Ces gens n'ont d'amour pour personne. Ils n'ont aucune valeur humaine. »
Ce raz-le-bol, Bartholomew Eziagulu dit l'avoir observé chez plusieurs de ses compatriotes. Il préside l'Association des citoyens nigérians d'Afrique du Sud dans la province du Kwazulu-Natal : « Ils ont décidé de partir parce que les tueries, c'en était trop et ils ne pouvaient plus continuer à exercer leurs activités économiques. Ce sont des gens qui travaillent depuis des années. Beaucoup de Nigérians ici ont perdu ce qu'ils possédaient, ont perdu espoir, et ne font plus confiance au gouvernement sud-africain. »
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