Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



crise politique dans les deux Guinées d’Afrique de l’Ouest



« Qu’elles s’appellent Guinée Bissau ou Guinée Conakry, elles constituent aujourd’hui deux plaies qui s’infectent au jour le jour, soupire WakatSéra au Burkina, deux plaies qui confirment la mauvaise santé du continent africain. (…) Vivement que les deux Guinées, en transe, retrouvent le calme nécessaire qui les remettra sur les rails de la démocratie et du développement que leurs populations appellent de tous leurs vœux. »
 
Alors, la Guinée tout d’abord : « en ce lundi 2 mars, la Guinée et ses habitants se réveillent en un seul morceau, constate Ledjely à Conakry. La grande implosion qui était redoutée hier dimanche n’est finalement pas intervenue. Au contraire, à Conakry et dans l’arrière-pays, on a passé un week-end assorti d’une pointe de soulagement. Mais ce sentiment sera sans doute de courte durée, prévient le site guinéen. Avec le report (des législatives et du référendum) concédé par le pouvoir, la crise n’a été que différée. Le fond du problème demeure. Aussi, il est fort probable que les appréhensions d’il y a deux à trois jours reviennent nous hanter dans deux semaines. Parce que dans son discours de vendredi dernier, Alpha Condé a été très clair, pointe encore Ledjely. Le report qu’il a accepté n’est point une capitulation. Du moins, pour l’instant. Car pour la suite, toutes les options sont sur la table. De la pire à la meilleure. »
 
« Au fond, ce 'léger report' ne règle rien, renchérit L’Observateur Paalga au Burkina. À quoi peuvent en effet bien servir deux petites semaines pour régler des problèmes aussi matriciels que le fichier électoral, dont la corruption entraîne ipso facto des élections corrompues ? Et que dire du couplage improvisé du référendum et des législatives (avec deux modes de scrutin pour ces dernières) qui auraient inévitablement conduit à un véritable bazar électoral ? Report pour report donc, il aurait fallu le faire franchement, estime L’Observateur Paalga, pour permettre une remise à plat du système, le temps de 'dévirusser' sérieusement le logiciel électoral avant d’aller aux urnes. »

RFI

Lundi 2 Mars 2020 - 08:23



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter