Dans le box des accusés, silencieux, les cinq prévenus suivent attentivement les longues plaidoiries des avocats des parties civiles. D’abord maître Kabengele Ilunga qui tente de démontrer que les assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ont agi en bande organisée. Entre autres preuves, l’avocat cite la couverture que selon lui le général John Numbi a accordée aux fugitifs, Christian Ngoy Kenga Kenga et Jacques Mugabo, pour qu’ils échappent à la justice.
L’ancien inspecteur général de la police nationale congolaise avait déclaré que ces prévenus fugitifs étaient en congé. Et maître Kabengele Ilunga ajoute aussitôt qu’en revanche, devant la même cour au premier degré, le responsable des ressources humaines de la police d’intervention rapide avait dit qu’ils avaient déserté. C’est l’occasion pour le même conseil des parties civiles de relever ce qu’il appelle «les incohérences dans l’arrêt rendu au premier degré». Des incohérences - qui, ajoute-t-il, ont conduit à saisir la justice au second degré.
Enfin se pose la question des préjudices subis. Maître Régine Sesep et son confrère Elie Mbikayi Muamba parlent de la gravité et de l’étendue des préjudices subis. La Haute Cour militaire leur demande de chiffrer leur prétention d’indemnisation au moment de déposer leurs notes des plaidoiries.
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