L’opération s’est déroulée dans le désert, à 600 km au sud-est de Tripoli. Il s’agissait d’éliminer deux tonnes de bombes et d’obus chargés de gaz moutarde. Certes, on est loin des 1 300 tonnes d’armes chimiques syriennes, car le processus de destruction avait déjà commencé au temps du colonel Kadhafi.
Mais avec la révolution libyenne, et l’instabilité qui a suivi, ces derniers stocks d’armes chimiques, dans une zone très volatile, étaient prêtes à être utilisées. Elles auraient pu tomber dans les mains de terroristes. C’est ce qui inquiétait Washington et les Européens. C’était aussi la raison d'un secret bien gardé.
Les autorités de Tripoli ont donné l’alerte en 2011, sur une cache d’armes chimiques qui n’avait pas été signalée par l’équipe Kadhafi. Après examen de la situation, une équipe libyenne a été entrainée en Europe. Elle a ensuite travaillé pendant trois mois à la destruction des stocks, avec le concours d’experts internationaux.
D’après le Pentagone, l’opération est une performance technologique, sur un terrain difficile. Le ministère américain de la Défense estime aujourd’hui que l’arsenal chimique libyen a été complètement détruit.
Source : Rfi.fr
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