C’est une Assemblée nationale monocolore ou presque qui a adopté ce lundi la résolution mettant en place la commission spéciale chargée de requérir les amendements aux projets de Constitution, et qui devrait aboutir à la mise en place d’une nouvelle République. Pour le député de la majorité, Djidengar Ndjendi Bassa, l’opposition est rétive aux changements : « Je trouve que c’est normal. Nous sommes à un virage décisif de l’histoire de notre pays. Nous voulons mettre en place une IVe République. C’est un changement. Un changement, ce n’est pas tout le monde qui opte pour le changement ».
Mais pour le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, c’est par devoir politique que l’opposition refuse de participer à un jeu où les dés sont déjà pipés : « Nous connaissons très bien la machine infernale qui a été lancée contre nous et contre la population tchadienne. Déby veut les pleins pouvoirs. Il ne se satisfait pas de ce qu’il a obtenu jusqu’ici. Il a une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, il fera ce qu’il voudra. Nous allons faire de la figuration. Et je peux vous assurer qu’en la matière, il n’y a pas de chaise vide parce que si la chaise était vide, on n’aurait pas parlé de nous. C’est parce que justement on a posé un acte majeur que la population approuve, que nous avons décidé de ne pas aller à l’Assemblée nationale pendant les deux prochaines semaines où ces questions vont être débattues ».
Le nouveau projet sera adopté le 30 avril prochain par le Parlement pour une promulgation début mai. Pour l’opposition, il faut passer par un référendum pour mettre en place une République, au lieu de se contenter d’un simple vote par une Assemblée nationale dont le mandat est arrivé à terme depuis trois ans.
-
Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré
-
Zimbabwe: le Sénat adopte la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat du président
-
Au Mali, le blocus jihadiste levé sur la route menant à Mourdiah et Nara
-
Procès du 28 septembre en Guinée : 10 ans de prison requis contre le colonel Bienvenue Lama
-
Cameroun: au procès de l’assassinat de Martinez Zogo, un expert évoque les liens de l’animateur avec la présidence





Éthiopie: des ONG s’inquiètent de possibles conscriptions forcées au Tigré


