Face aux pressions accrues de Washington, la Cour pénale internationale (CPI) a fermement rejeté de nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis, qualifiant ces mesures d’« attaque flagrante contre l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale ».
Dans un communiqué publié ce 19 août, l'instance judiciaire déplore des décisions « contraires à l’état de droit » qui menacent l'ordre judiciaire international et compromettent l'accès des victimes à la justice. La Cour affirme qu'elle « ne se laisse pas intimider » et qu'elle continuera d'accomplir son mandat « en toute indépendance », forte du soutien de ses États parties.
Ces sanctions s'inscrivent dans le prolongement d'une décision du département d’État américain dévoilée le 18 août 2026. Le secrétaire d’État Marco Rubio a vivement critiqué une institution qu'il qualifie de « supranationale corrompue et fatalement politisée », l'accusant de bafouer la souveraineté des États en ciblant des ressortissants de pays non parties au Statut de Rome.
En vertu du décret présidentiel 14203, Washington a ainsi officiellement ciblé la présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, et le premier substitut du Procureur, Abdoulaye Seye.
Cette escalade porte désormais à neuf le nombre de juges sous le coup de sanctions américaines, aux côtés de plusieurs procureurs et membres du personnel. L'administration Trump, qui qualifie sa démarche de « campagne visant à démanteler la menace que représente la CPI », appelle les autres pays à couper tout financement et à cesser toute participation à l'institution.
De son côté, la juridiction internationale maintient le cap, résolue à poursuivre sa mission au service des victimes de crimes internationaux malgré ces mesures coercitives.
Dans un communiqué publié ce 19 août, l'instance judiciaire déplore des décisions « contraires à l’état de droit » qui menacent l'ordre judiciaire international et compromettent l'accès des victimes à la justice. La Cour affirme qu'elle « ne se laisse pas intimider » et qu'elle continuera d'accomplir son mandat « en toute indépendance », forte du soutien de ses États parties.
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