Quatre enfants sur dix ne vont pas à l'école primaire, plus de la moitié de la population n'a pas accès à de l'eau potable à proximité. Mais le président Obiang, en poste depuis 38 ans, préfère investir dans les grands projets. Des aéroports, le pays compte cinq pour à peine un million d'habitants, mais aussi des routes, des ports, de nouveaux ministères... Une nouvelle capitale est même en cours de construction en pleine jungle. Pourquoi ?
Des factures gonflées
Parce que le chef de l'Etat, sa famille et plusieurs autres personnalités tirent profit de ces chantiers. La loi oblige toute compagnie étrangère à s'allier avec un Equato-Guinéen et bien souvent, ces entreprises choisissent ceux qui peuvent faciliter l'accès aux contrats publics.
Un homme d'affaire italien raconte ainsi qu'il avait choisi comme partenaire le vice-président et fils du chef de l'Etat, Teodorin Obiang. Celui-ci n'a pas consacré un centime ni une minute à la société : il a simplement choisi les sous-traitants dont une société de construction qui appartient au moins en partie à l'épouse du président...
Et pour parfaire le système, les factures sont presque systématiquement gonflées pour que les proches du chef de l'Etat touchent des commissions. « C'est exactement comme cela que ça se passe, explique à RFI Sarah Saadoun de HRW. Disons qu'une route coûte 5 millions de dollars, ils présentent au gouvernement une facture de 15 millions et cette différence de dix millions se perd dans la corruption ».
De la responsabilité des entreprises étrangères
Tout ceci est très opaque, poursuit Sarah Saadoun qui pointe la présence d'entreprises étrangères. « Il y a des entreprises étrangères impliquées dans la construction en Guinée équatoriale. Notamment des entreprises françaises. Et la loi les oblige à avoir des partenaires locaux. Qui sont ces partenaires ? Nous ne pouvons pas le savoir exactement, mais plusieurs entrepreneurs nous ont expliqué que, pour faire avancer les choses dans le pays, pour avoir accès aux contrats publics, ils avaient besoin de membres du gouvernement.
En l'absence de transparence sur la question, on ne peut pas dire si c'est le cas pour toutes les entreprises travaillant en Guinée équatoriale, mais nous leur demandons à toutes de mettre en place des processus de vérification pour ne pas se retrouver empêtrées dans des conflits d'intérêts », poursuit Sarah Saadoun.
Des pratiques d'autant plus inquiétantes, pour Human rights Watch, que la manne pétrolière s'amenuise. Elle pourrait même être complètement épuisée dans une vingtaine d'années.
Des factures gonflées
Parce que le chef de l'Etat, sa famille et plusieurs autres personnalités tirent profit de ces chantiers. La loi oblige toute compagnie étrangère à s'allier avec un Equato-Guinéen et bien souvent, ces entreprises choisissent ceux qui peuvent faciliter l'accès aux contrats publics.
Un homme d'affaire italien raconte ainsi qu'il avait choisi comme partenaire le vice-président et fils du chef de l'Etat, Teodorin Obiang. Celui-ci n'a pas consacré un centime ni une minute à la société : il a simplement choisi les sous-traitants dont une société de construction qui appartient au moins en partie à l'épouse du président...
Et pour parfaire le système, les factures sont presque systématiquement gonflées pour que les proches du chef de l'Etat touchent des commissions. « C'est exactement comme cela que ça se passe, explique à RFI Sarah Saadoun de HRW. Disons qu'une route coûte 5 millions de dollars, ils présentent au gouvernement une facture de 15 millions et cette différence de dix millions se perd dans la corruption ».
De la responsabilité des entreprises étrangères
Tout ceci est très opaque, poursuit Sarah Saadoun qui pointe la présence d'entreprises étrangères. « Il y a des entreprises étrangères impliquées dans la construction en Guinée équatoriale. Notamment des entreprises françaises. Et la loi les oblige à avoir des partenaires locaux. Qui sont ces partenaires ? Nous ne pouvons pas le savoir exactement, mais plusieurs entrepreneurs nous ont expliqué que, pour faire avancer les choses dans le pays, pour avoir accès aux contrats publics, ils avaient besoin de membres du gouvernement.
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