Une nouvelle étude menée au Sénégal par des chercheurs sénégalais et Américains met en lumière un frein persistant dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus : « la stigmatisation dissuade les femmes sénégalaises de se faire dépister ».
L’Étude intitulée « Impact de la stigmatisation liée au cancer du col de l'utérus sur le recours au dépistage à Dakar et à Kédougou, au Sénégal : un indice de stigmatisation adapté au contexte », est publiée le 8 octobre 2026, dans PLOS Global Public Health.
Alors que cette pathologie demeure l’une des plus évitables de la médecine, les chercheurs démontrent que les préjugés et la peur du jugement pèsent lourdement sur le comportement des patientes.
Pour parvenir à ces conclusions, l'équipe de recherche a réalisé une étude quantitative à travers deux régions aux profils contrastés, « Dakar, la capitale côtière densément peuplée, et Kédougou, une région reculée du sud-est ».
Au total, 287 femmes âgées de 25 à 69 ans ont fourni des données complètes, révélant qu'« à peine 15,7 % d'entre elles ont déclaré avoir subi un ou plusieurs dépistages », illustrant un décalage marquant entre l'offre de soins et son utilisation effective.
Grâce à un indice de stigmatisation inédit et à une modélisation statistique ajustée selon l'âge, le niveau d'études et la situation matrimoniale, l'étude chiffre clairement l'impact de ce tabou : « les femmes présentant un niveau de stigmatisation plus élevé avaient environ 42 % moins de chances d'avoir été dépistées » que les autres.
Ce phénomène s'explique notamment par le fait que la maladie est liée au papillomavirus humain (VPH), ce qui amène certaines femmes à craindre « d’être accusées de promiscuité ou de faire l’objet de commérages dans leur entourage ».
Face à cette urgence de santé publique, les auteurs préconisent de renforcer « l’accompagnement des patientes » par le biais de membres de la communauté formés pour guider les femmes, apaiser leurs craintes et lever les barrières logistiques.
Cette approche humaine pourrait bien constituer le modèle à suivre au Sénégal pour que « la stigmatisation ne transforme plus une consultation de prévention de routine en un risque social perçu ».
L’Étude intitulée « Impact de la stigmatisation liée au cancer du col de l'utérus sur le recours au dépistage à Dakar et à Kédougou, au Sénégal : un indice de stigmatisation adapté au contexte », est publiée le 8 octobre 2026, dans PLOS Global Public Health.
Alors que cette pathologie demeure l’une des plus évitables de la médecine, les chercheurs démontrent que les préjugés et la peur du jugement pèsent lourdement sur le comportement des patientes.
Pour parvenir à ces conclusions, l'équipe de recherche a réalisé une étude quantitative à travers deux régions aux profils contrastés, « Dakar, la capitale côtière densément peuplée, et Kédougou, une région reculée du sud-est ».
Au total, 287 femmes âgées de 25 à 69 ans ont fourni des données complètes, révélant qu'« à peine 15,7 % d'entre elles ont déclaré avoir subi un ou plusieurs dépistages », illustrant un décalage marquant entre l'offre de soins et son utilisation effective.
Grâce à un indice de stigmatisation inédit et à une modélisation statistique ajustée selon l'âge, le niveau d'études et la situation matrimoniale, l'étude chiffre clairement l'impact de ce tabou : « les femmes présentant un niveau de stigmatisation plus élevé avaient environ 42 % moins de chances d'avoir été dépistées » que les autres.
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