Sans pouvoir économique, les femmes sénégalaises peinent à accéder aux instances de décision et à faire avancer leur cause. Tel est, entre autres constats, issu de la table ronde organisée par le Wathi, le 28 Octobre.
L’accès des femmes sénégalaises aux ressources économiques tient à cœur le think tank Wathi. Hier, l’organisation a tenu une table ronde pour se pencher sur cette lancinante question, qui gangrène la société. Selon la présidente de l’Union des femmes cheffes d’entreprises, Nicole Gakou, l’autonomisation des femmes sur le plan économique est essentielle pour booster leur présence dans les instances de décisions et faire avancer la cause. Elle déclare : ‘’Il ne faut pas se leurrer. Le pouvoir économique commande le pouvoir politique. Ne nous leurrons pas. Tant que les femmes ne seront pas autonomes, elles peineront à avoir accès aux instances de décision. Si on règle le problème de l’autonomie financière des femmes, on règlera une bonne partie des problèmes’’.
En attendant un renversement de la situation, les femmes continuent d’être à la périphérie des instances. A titre d’exemple, Nicole Gakou invoque le cas des collectivités territoriales. ‘’Sur plus de 550 collectivités locales au Sénégal, elles n’en gèrent que 15. Elles ne sont pas dans les organisations paysannes, pas dans les collectivités locales au niveau des postes de responsabilité. Et cela se répercute sur le respect de leurs droits au niveau de nos localités’’, fustige la femme leader.
Embouchant la même trompette, le fondateur du Réseau des volontaires pour l’autonomisation économique des femmes par l’autofinancement regrette l’exclusion des femmes dans la gestion des terres, surtout en milieu rural. Il donne un cas pratique pour étayer son propos ‘’Nous avons rencontré le cas d’un village où les femmes ont un périmètre qu’elles exploitent effectivement. Il y a un partenaire qui était venu les accompagner avec un financement de l’ordre de 50 millions FCFA. Il a alors demandé des papiers qui prouvent que les terres appartiennent effectivement aux femmes. Et la famille qui leur avait prêté les terres a dit non ; il n’était pas question de leur donner les papiers de ses terres. C’était un prêt. C’est ainsi que les femmes ont perdu cette opportunité. Cela montre que nous avons effectivement un problème’’. Sur les raisons de l’exclusion des femmes, il explique : ‘’Généralement, c’est parce qu’on estime que la femme est appelée à se marier et à rejoindre une autre famille. Si on lui donne les terres, cela appauvrit donc la famille d’origine au bénéfice de la famille d’accueil. C’est pourquoi elle n’hérite pas, on ne lui offre pas non plus’’.
Par ailleurs, les participants au panel se sont également plaints des impacts néfastes de la pandémie sur l’activité économique, particulièrement chez les femmes. La présidente de l’Union des femmes cheffes d’entreprises : ‘’Nous étions un peu plus de 700 entreprises dans l’Union. A la dernière évaluation, en début d’année, on en a perdu un peu plus d’une centaine. Les plus impactées étaient celles qui dépendaient des déplacements, c’est le cas par exemple de certains produits dans les régions de Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack, qui sont rapidement périssables et qui souffraient des mesures restrictives. Mais je peux aussi dire qu’il y a ce don inné de la résilience des femmes qui a permis de limiter les dégâts’’.
L’accès des femmes sénégalaises aux ressources économiques tient à cœur le think tank Wathi. Hier, l’organisation a tenu une table ronde pour se pencher sur cette lancinante question, qui gangrène la société. Selon la présidente de l’Union des femmes cheffes d’entreprises, Nicole Gakou, l’autonomisation des femmes sur le plan économique est essentielle pour booster leur présence dans les instances de décisions et faire avancer la cause. Elle déclare : ‘’Il ne faut pas se leurrer. Le pouvoir économique commande le pouvoir politique. Ne nous leurrons pas. Tant que les femmes ne seront pas autonomes, elles peineront à avoir accès aux instances de décision. Si on règle le problème de l’autonomie financière des femmes, on règlera une bonne partie des problèmes’’.
En attendant un renversement de la situation, les femmes continuent d’être à la périphérie des instances. A titre d’exemple, Nicole Gakou invoque le cas des collectivités territoriales. ‘’Sur plus de 550 collectivités locales au Sénégal, elles n’en gèrent que 15. Elles ne sont pas dans les organisations paysannes, pas dans les collectivités locales au niveau des postes de responsabilité. Et cela se répercute sur le respect de leurs droits au niveau de nos localités’’, fustige la femme leader.
Embouchant la même trompette, le fondateur du Réseau des volontaires pour l’autonomisation économique des femmes par l’autofinancement regrette l’exclusion des femmes dans la gestion des terres, surtout en milieu rural. Il donne un cas pratique pour étayer son propos ‘’Nous avons rencontré le cas d’un village où les femmes ont un périmètre qu’elles exploitent effectivement. Il y a un partenaire qui était venu les accompagner avec un financement de l’ordre de 50 millions FCFA. Il a alors demandé des papiers qui prouvent que les terres appartiennent effectivement aux femmes. Et la famille qui leur avait prêté les terres a dit non ; il n’était pas question de leur donner les papiers de ses terres. C’était un prêt. C’est ainsi que les femmes ont perdu cette opportunité. Cela montre que nous avons effectivement un problème’’. Sur les raisons de l’exclusion des femmes, il explique : ‘’Généralement, c’est parce qu’on estime que la femme est appelée à se marier et à rejoindre une autre famille. Si on lui donne les terres, cela appauvrit donc la famille d’origine au bénéfice de la famille d’accueil. C’est pourquoi elle n’hérite pas, on ne lui offre pas non plus’’.
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