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Adji Sarr: « Sonko me proposait toujours d'aller acheter une pullule, après....»

L'accusatrice de Ousmane Sonko, Adji Sarr, a fait des déclarations explosives devant les enquêteurs de la Section des recherches, au terme des confrontations entre les différents témoins présents le jour des faits. Quelques extraits des PV d'audition dans lesquels la masseuse affirme qu'après chaque rapport sexuel avec Ousmane Sonko, ce dernier "qui ne se protégeait pas" lui demandait de recourir à la pilule.



Adji Sarr: « Sonko me proposait toujours d'aller acheter une pullule, après....»
« Je suis l'auteure de cette plainte contre Ousmane Sonko pour viols répétés et menaces de mort. Un jour, Ousmane Sonko s'est présenté à notre cabinet de massage pour des soins de son corps. Par hasard, c'est moi qui ai ouvert la porte et je me suis rendu compte que c'était le président Sonko. Il est donc directement parti dans la cabine, sans passer par la salle d'attente. Il m'a alors demandé quels types de soins nous avons ici. Je lui ai répondu que nous avons des soins tonifiants, sportifs, à quatre mains et du gommage du corps. Il a pris l'option du tonifiant, car se disant très fatigué ce jour-là. Je lui ai alors fait tout le massage. A la fin, je lui
ai dit que le massage était fini, mais il est resté couché. Je lui ai encore répété : « Tonton le massage est fini. »

Il m'a alors demandé si je le reconnaissais. J'ai dit non et je lui ai rétorqué que je n'avais pas besoin de le connaître. Il m'a dit : «Je sais que tu m'as reconnu, parce que n'importe quelle fille aurait voulu être à ta place.» Il m'a demandé si je ne voulais pas quelqu'un qui me soutienne pour m'offrir de l'argent. J'ai encore
répondu non et que si je voulais cela, je sais où l'avoir.

Il m'a alors menacée de me faire perdre mon boulot. Il me dit que la seule manière de garder mon boulot est de le satisfaire parce qu'il était un client important de la boîte et que si ma patronne venait à l'apprendre, je serais renvoyée. Ainsi, n'ayant pas le choix, je me suis déshabillée et me suis couchée sur la table où je lui faisais le massage. Je tiens à préciser que c'était la première fois que je faisais un rapport sexuel. Je ne me rappelle pas de la date des faits et je ne l'ai dit à personne. Ensuite, il est revenu à plusieurs reprises me voir. Le 21 janvier, le 31 décembre, le 11 janvier et hier 02 février, il m'a obligée à entretenir des relations sexuelles avec lui. Le 02 février 2021, la nommée Maman Ba (Aïssata Ba) l'a vu lorsqu'il est entré au salon et aussi quand il en est sorti. Aussi, ma patronne qui était à l'hôpital savait qu'il était venu à l'institut. Ma patronne était effectivement au courant à chaque fois que Sonko devait venir. Ousmane Sonko a mon numéro. Mais il ne m'a jamais contactée.
"Il ne se protégeait pas et me proposait toujours d'acheter une pilule"
Le 02 février 2021, il est venu à l'institut, à 21 heures, pour le 31 décembre 2020, c'était à 19 heures et le 21 décembre 2020, entre 14 et 15 heures. Je voudrais rajouter qu'hier (le 2 février dernier : Ndlr), Ousmane Sonko est venu à 21 heures et m'a dit avoir un laissez-passer pour circuler en ce temps de couvre-feu. Je voulais préciser aussi qu'il ne s'est jamais protégé en entretenant des rapports sexuels avec moi. Il me proposait toujours d'aller acheter une pilule.

Sonko ne m'a pas envoyé de message pour me dire qu'il venait. Il a écrit le message à ma patronne. C'est elle qui m'a transféré le message. Mais le message n'est plus dans mon téléphone, j'ai supprimé mes messages parce que mon téléphone est d'une mémoire faible et se remplit vite. Mais je l'ai transféré à mon ami Sidy (Ahmed Mbaye: Ndlr). C'est vrai que c'est moi-même qui ai demandé à ma collègue Aïssata Ba de sortir, parce que Sonko m'a fait signe du doigt pour qu'on soit seuls.

Ousmane Sonko a eu à m'agresser sexuellement dans le passé, parce que depuis le premier jour, il m'a dit qu'il pouvait me faire renvoyer de mon travail, si jamais je ne faisais pas tout ce qu'il me demandait. Lors de ma première embauche à l'institut de beauté, j'ai arrêté pour juste une journée et le lendemain, la  patronne m'a demandé de revenir. Sur les raisons de ce malentendu, c'est parce que j'aurais interrompu les soins pour un client et il s'est plaint auprès de ma patronne qui n'a pas apprécié. C'est ma patronne qui m'avait dit qu'il venait  le lundi, mais il est finalement venu le mardi ».

Salif SAKHANOKHO

Jeudi 18 Février 2021 - 08:26


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