Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Affaire Senelec/Akilee : Babacar Ngom reconnait ses erreurs et présente ses excuses

Le président du Conseil d’administration du Club des investisseurs sénégalais fait son Mea culpa. Dans une note rendue publique, Babacar Ngom a présenté ses excuses après avoir affiché son soutien à Akilee dans son affaire l’opposant à la Senelec. Il a par ailleurs reconnu ses erreurs, demandant le pardon de tous en cette veille de la fête de l’Aïd communément appelée Korité.



Affaire Senelec/Akilee : Babacar Ngom reconnait ses erreurs et présente ses excuses
L’affaire a fait un grand bruit et a divisé le Cub des investisseurs. Des membres dudit Club ont fustigé la motion de soutien à Akilee dans son différend avec la Senelec rendue publique par leur président Babacar Ngom. Ce dernier, qui est revenu à de meilleurs sentiments, reconnait qu’il a fait des erreurs dans ce sens-là. Ainsi, il a présenté ses plates excuses à tous et à « ce pays qui lui a tout donné ». 

 Saisissant l’occasion de ce mois béni du Ramadan, le fondateur du Groupe Sédima a demandé « pardon aux membres de ma famille, à mes amis, à mes collaborateurs, à mes interlocuteurs de chaque jour, à mes compagnons de route dans la vie sociale et dans les affaires et à tous mes compatriotes. La main sur le cœur, je vous dis à toutes et tous « Bal lenn ma akh » ! »

Poursuivant, il rappelle l’origine et les objectifs du Club des investisseurs sénégalais (Cis) : « le CIS est né du besoin de fédérer un large pan de forces vives de l’entreprenariat sénégalais afin d’impulser une dynamique capable de définir et de porter les idéaux d’une nouvelle approche du patriotisme économique. Son objectif est d’apporter sa contribution au combat national pour l’émergence d’un Sénégal nouveau. Ce besoin et cette démarche sont inscrits dans la légitime aspiration de faire du secteur privé national le socle et le fer de lance de notre politique de développement », a-t-il expliqué.

Comme pour regretter son erreur il a ajouté : « Et voici qu’au moment où il ambitionne de déployer ses ailes dans le ciel des affaires du pays, le CIS est pris dans une tempête. 

La cause : une motion de soutien à une jeune entreprise sénégalaise dont les principaux acteurs sont membres du CIS ». 
« Erreur sur le fond comme sur la forme »
Le président du Conseil d’administration du Cis reconnait qu’il a fait des grosses erreurs tant sur le fond que sur la forme. 

« Erreur sur le fond comme sur la forme. Sur le fond, je ne connais pas les termes du contrat liant AKILEE à la SENELEC et sur la forme nous n’avions pas consulté tous les membres », a-t-il expliqué.

Par conséquent, il présente ses excuses à tous : « Je voudrais, humblement, sincèrement reconnaitre, ici et maintenant, mon erreur et présenter mes excuses à tous ceux que cela a dérangé, déplu ou agacé. Mea culpa, maxima culpa ! »

Selon lui, « L’erreur est humaine, je reconnais la mienne et saisis l’occasion de ce mois de pardon pour présenter mes excuses et solliciter le pardon de tous ».

« J’ai juste voulu apporter un appui à des jeunes compatriotes qui sont des cadres.. »
Ne voulant pas revenir dans les détails sur ce qui l’avait motivé à prendre cette décision de soutenir Akilee, M. Ngom de préciser qu’il a « juste voulu apporter un appui à des jeunes compatriotes qui sont des cadres dont la compétence est reconnue par tous ceux qui les connaissent et qui ont eu l’occasion de les pratiquer ».  

Il a enchainé en parlant de sa personne : « Parler de soi n’est pas chose aisée. Ce n’est pas un exercice où j’excelle mais la circonstance et le contexte m’y obligent. Ces jeunes me rappellent à la fois le pari audacieux et le parcours difficile qui ont été les miens : Porter toujours plus haut et plus loin le projet d’une vie, dans la douleur, l’abnégation, la foi en des lendemains meilleurs pour notre pays et enfin la conviction inaltérable que l’avenir, avec l’aide de Dieu, est entre nos mains ».

Comme tant d’autres membres éminents du CIS ou non, a-t-il souligné, « j’ai créé des emplois, produit de la valeur ajoutée, développé des filières ouvertes à de nombreux compatriotes, à des familles entières (…) ».
​ «Quand sonnera l’heure de la retraite, je partirai»

 Rassurant ces camarades du Cis, Babacar Ngom les informe qu’il partirait quand l’heure de la retraite arrivera. 

« Quand sonnera l’heure de la retraite (très prochainement s’il plaît à Dieu), je partirai, plus que jamais, profondément convaincu que c’est un secteur privé, porté et incarné, par d’authentiques patriotes, un secteur privé fort, dynamique et uni, qui sera un des artisans majeurs de l’émergence de ce pays que j’aime tant et qui m’a tout donné », a-t-il déclaré.

Et de conclure : « Encore une fois, en ce mois béni du Ramadan, je demande pardon à tous et pardonne aussi à tous ». 

Aminata Diouf

Vendredi 22 Mai 2020 - 10:01



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter