À l'approche des élections municipales de novembre en Afrique du Sud, une candidature crée la polémique. Bill Harington, ancien policier du temps de l'apartheid, emprisonné près de quatorze ans pour avoir commandité le meurtre d'un jeune militant de l'ANC dans les années 1990, se présente à la mairie de Nelson Mandela Bay, dans le sud du pays. Son parti le défend en expliquant qu'il a purgé sa peine, mais pour d'autres, cette candidature rouvre les plaies du passé.
Membre d'un petit parti conservateur afrikaner, le Freedom Front Plus (FF+), Bill Harington n'a pas beaucoup de chances de devenir maire de Nelson Mandela Bay. Mais sa candidature fait beaucoup de bruit, en raison de son passé sous l'apartheid. Un ancien cadre de l'ANC a d'ailleurs publié une tribune dans la presse pour demander son retrait.
À l'époque, Bill Harington est chef de section de l'unité anti-émeute. Lors d'une patrouille en 1991, à la sortie d'une réunion de l'ANC, principale force d'opposition au régime raciste, il décide de s'arrêter pour contrôler un groupe d'adolescents. L'un de ces jeunes activistes, Mbongeni Jama, refuse la fouille. Bill Harington donne alors l'ordre à son collègue de le tuer.
« Il a purgé sa peine », répond son parti
Quelques années plus tard, devant la Commission vérité et réconciliation, ses collègues et lui reconnaissent les faits et demandent l'amnistie, qui leur est refusée. L'ancien policier passe près de quatorze ans derrière les barreaux.
Aujourd'hui, Bill Harington est candidat à la mairie de Nelson Mandela Bay. Son parti affirme qu'il a purgé sa peine et qu'il a donc tout à fait le droit de se présenter.
Légalement, il est effectivement éligible, et l'Afrique du Sud démocratique prône la réhabilitation. Mais pour le parti radical anticapitaliste EFF de Julius Malema, cette candidature « revient à forcer les victimes [de l'apartheid] à revivre la violence de cette période ».
Membre d'un petit parti conservateur afrikaner, le Freedom Front Plus (FF+), Bill Harington n'a pas beaucoup de chances de devenir maire de Nelson Mandela Bay. Mais sa candidature fait beaucoup de bruit, en raison de son passé sous l'apartheid. Un ancien cadre de l'ANC a d'ailleurs publié une tribune dans la presse pour demander son retrait.
À l'époque, Bill Harington est chef de section de l'unité anti-émeute. Lors d'une patrouille en 1991, à la sortie d'une réunion de l'ANC, principale force d'opposition au régime raciste, il décide de s'arrêter pour contrôler un groupe d'adolescents. L'un de ces jeunes activistes, Mbongeni Jama, refuse la fouille. Bill Harington donne alors l'ordre à son collègue de le tuer.
« Il a purgé sa peine », répond son parti
Quelques années plus tard, devant la Commission vérité et réconciliation, ses collègues et lui reconnaissent les faits et demandent l'amnistie, qui leur est refusée. L'ancien policier passe près de quatorze ans derrière les barreaux.
Aujourd'hui, Bill Harington est candidat à la mairie de Nelson Mandela Bay. Son parti affirme qu'il a purgé sa peine et qu'il a donc tout à fait le droit de se présenter.
Légalement, il est effectivement éligible, et l'Afrique du Sud démocratique prône la réhabilitation. Mais pour le parti radical anticapitaliste EFF de Julius Malema, cette candidature « revient à forcer les victimes [de l'apartheid] à revivre la violence de cette période ».
Autres articles
-
Cameroun: une tribune d'intellectuels appelle à une «transition constitutionnelle»
-
Au Ghana, la grève des enseignants se poursuit après l'échec des négociations
-
Ebola au Kenya : le premier cas importé est décédé
-
Mali : l’Armée malienne reprend le contrôle de Kidal désertée par les rebelles
-
Algérie: le président Tebboune fustige la flambée des prix alimentée qu'il impute aux «intermédiaires»




Cameroun: une tribune d'intellectuels appelle à une «transition constitutionnelle»


