Assis à l'ombre d'un manguier, des pères de familles se remémorent l'époque où Gwoza, leur village d'origine, était en paix. Ils sont infirmiers, vendeurs et instituteurs, mais ne peuvent plus mener leurs activités depuis qu'ils ont fui les violences imposées par Boko Haram. «Nous avons planté du haricot, explique Yohanna Wurawa. Mais ici, dans le centre du pays, c'est difficile de vendre nos produits. Cela ne nous rapporte pas grand-chose. Nous consommons une partie de la production. »
La même frustration est exprimée par Filibus Wurta. Cet agriculteur a perdu ses terres, et comme tant d'autres, il manque de moyens pour en louer de nouvelles. « Pendant un an, nous cultivions presque gratuitement ici. Mais ça n'est plus possible, parce que les propriétaires de terres veulent maintenant les vendre et c'est trop cher pour nous: c'est plus de 186 millions de nairas [env. 850 000 euros, NDLR] ! »
Personne n'a pu s'inscrire pour voter
Dans ce village, privé d'électricité, on ne suit pas les débats télévisés sur la politique. La campagne électorale, on la regarde avec une certaine distance, car ici d'ailleurs, personne n'a pu s'inscrire pour aller voter. « Nous ne suivons pas la campagne électorale, poursuit Filibus Wurta. Nous n'avons pas pu nous inscrire sur les listes de la commission électorale. Donc nous n'allons pas voter ».
De son côté, la Commission électorale a assuré être en mesure de faire voter les populations résidant dans les localités du Nord, libérées récemment par l'armée.
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