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Mali: face au blocus décrété par les jihadistes, la pression s'accroit sur les habitants de Bamako

Décrété le 30 avril par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), le blocus de la capitale malienne commence à avoir des effets concrets : chaque jour, rejoindre Bamako depuis l'intérieur du Mali devient de plus en plus compliqué, notamment dans l'ouest où plusieurs grands axes permettant d'assurer les liaisons avec la ville sont bloqués.



Mali: face au blocus décrété par les jihadistes, la pression s'accroit sur les habitants de Bamako
Au Mali, le blocus décrété contre la capitale, Bamako, le 30 avril par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) à la suite de leur offensive contre plusieurs villes du pays en coordination avec les rebelles indépendantistes du Front de libération de l'Azawad (FLA) commence à produire quelques effets sur les six principaux axes routiers qui relient la ville au reste du pays.
 
Si quitter la capitale malienne ne semble pas poser problème, les véhicules qui souhaitent la rejoindre en provenance de l’intérieur sont, en revanche, de plus en plus souvent bloqués par les jihadistes comme sur la route entre Kita et Bamako, totalement obstruée.
 
Ce mercredi 6 mai, plusieurs centaines de voyageurs sont ainsi restés coincés à Kita où des milliers de passagers sont abandonnés à leur sort si bien que, sur place, la solidarité s'organise pour permettre à chacun d’étancher sa soif ou de se restaurer.
 
Toujours dans l’ouest, entre Kayes et Bamako, des centaines de véhicules et des marchandises sont là aussi bloqués, dans une région qui partage une frontière avec le Sénégal. Alors que certains commerçants sont désormais contraints de brader leurs produits, un transporteur international a quant à lui décidé de suspendre ses livraisons au départ de Dakar et d'Abidjan et à destination de Bamako, selon un communiqué officiel.
 
Selon plusieurs témoins, les jihadistes armés qui bloquent les routes sont très jeunes et parfois très peu nombreux - pas plus de deux ou trois par localité. De son côté, le gouvernement tente, lui, de rassurer les populations. « Il faut des actes non des paroles », s'agace toutefois un élu élu du centre du pays.

RFI

Jeudi 7 Mai 2026 - 11:29


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