Au Soudan, le processus devant mener à la restitution du pouvoir à un gouvernement civil avance. Samedi s'est ouverte l'avant-dernière des « conférences » prévues par l'accord-cadre du 5 décembre entre l'opposition et les militaires. Cette fois, le travail concerne la justice transitionnelle. Il ne restera qu'une conférence à mener : celle concernant la réforme des forces armées. Or c'est là que la tension politique grandit.
Le général Mohammed Hamdan Dogolo « Hemedti », chef des forces paramilitaires dites Forces de soutien rapide et numéro 2 de la junte, s'affiche désormais publiquement en porte-à-faux avec l'armée régulière, qu'il accuse de collusion avec les islamistes et les forces de l'ancien régime d'Omar el-Béchir.
Mardi, il a par exemple exigé un procès « équitable, transparent et public » pour l'officier de police qui a abattu un jeune manifestant le 28 février. Le crime avait été filmé et avait provoqué une vague d'indignation.
La tension monte
Et son adjoint, Abdelrahim Dagalo, qui est aussi son frère, est même allé plus loin : « Nous disons à ceux qui détiennent le pouvoir : remettez-le au peuple sans vous retourner, a-t-il déclaré durant un meeting. À partir d'aujourd'hui, nous ne permettrons plus le meurtre de jeunes manifestants, ni la détention d'hommes politiques. »
Signe de la montée des tensions : mercredi, un dirigeant des Forces de soutien rapide a confirmé auprès du Sudan Tribune que 700 hommes avaient été transférés à Khartoum pour suivre « une formation » prévue de longue date, selon lui. Un journaliste politique soudanais explique que Hemedti, « par ses manœuvres, entend surtout se présenter comme un rebelle contre les islamistes, alors que son avenir politique est dépendant de l'application de l'accord-cadre ».
Le général Mohammed Hamdan Dogolo « Hemedti », chef des forces paramilitaires dites Forces de soutien rapide et numéro 2 de la junte, s'affiche désormais publiquement en porte-à-faux avec l'armée régulière, qu'il accuse de collusion avec les islamistes et les forces de l'ancien régime d'Omar el-Béchir.
Mardi, il a par exemple exigé un procès « équitable, transparent et public » pour l'officier de police qui a abattu un jeune manifestant le 28 février. Le crime avait été filmé et avait provoqué une vague d'indignation.
La tension monte
Et son adjoint, Abdelrahim Dagalo, qui est aussi son frère, est même allé plus loin : « Nous disons à ceux qui détiennent le pouvoir : remettez-le au peuple sans vous retourner, a-t-il déclaré durant un meeting. À partir d'aujourd'hui, nous ne permettrons plus le meurtre de jeunes manifestants, ni la détention d'hommes politiques. »
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