Au Mali, le tribunal de commerce de Bamako a tranché : il retire au groupe minier canadien la direction opérationnelle de la mine de Loulo-Gounkoto pour la confier pendant six mois à un administrateur provisoire. Soumana Makadji, expert-comptable et ancien ministre malien de la Santé, occupera ces fonctions.
Il s’agit, selon l’agence T-Mak, en charge de la communication officielle sur les affaires minières, d’« assurer la continuité de l’exploitation minière tout en préservant les intérêts de l’État malien ».
La production d’or, stoppée en janvier dernier par Barrick Gold après la saisie de ses stocks, pourrait donc reprendre sur le plus grand gisement aurifère non seulement du Mali, mais d’Afrique en 2025, avec 20,5 tonnes d’or. L’administrateur provisoire peut théoriquement payer les salaires puisqu’il a accès aux comptes.
Barrick Gold reste ouvert au dialogue
Face à cette décision, Barrick Gold, dont plusieurs employés restent emprisonnés, annonce qu’il « maintient son arbitrage devant le Centre international pour le règlement des différends (relatifs aux investissements) ». Mais le groupe canadien signale qu’il reste engagé à dialoguer avec l’État malien, qui détient 20% des parts dans Loulo-Gounkoto.
De source proche du dossier, les négociations se poursuivraient « en sous-main entre les deux actionnaires de la mine d’or malienne ».
Il s’agit, selon l’agence T-Mak, en charge de la communication officielle sur les affaires minières, d’« assurer la continuité de l’exploitation minière tout en préservant les intérêts de l’État malien ».
La production d’or, stoppée en janvier dernier par Barrick Gold après la saisie de ses stocks, pourrait donc reprendre sur le plus grand gisement aurifère non seulement du Mali, mais d’Afrique en 2025, avec 20,5 tonnes d’or. L’administrateur provisoire peut théoriquement payer les salaires puisqu’il a accès aux comptes.
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