Au Togo, il est très difficile pour les journalistes de couvrir les sujets liés à l'environnement. C'est ce qu'affirme Reporters sans frontières (RSF). Un « parcours du combattant », selon l'organisation de défense de la liberté de la presse et le consortium Truth Reporting Post (TRP), basé au Togo, qui dénoncent ensemble plusieurs freins à la couverture des sujets environnementaux, pourtant nombreux dans le pays.
Qu'il s'agisse de parler de la déforestation ou de l'extraction minière, les questions liées à l'environnement sont d'intérêt public, relève Reporters sans frontières (RSF). Mais les recherches journalistiques approfondies sur ce type de sujets exposent leurs auteurs à des risques et intimidations. Une tendance mondiale, selon la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé, jointe par Magali Lagrange : « Les sujets environnementaux sont souvent à la croisée de sujets économiques, politiques, sociaux. C'est ce qui les rend aussi, à la fois, profondément nécessaires, mais particulièrement sensibles. C'est à cet endroit-là aussi que les entraves interviennent. »
Dans le cas du Togo, les difficultés que rencontrent les journalistes qui travaillent sur l'environnement sont multiples, précise RSF : certaines zones d'investigation inaccessibles, parfois pour des raisons de sécurité, des sources qui se dérobent...
Fonds de soutien et réseaux internationaux pour ces enquêtes
Pierre Claver Kuvo, coordonnateur du consortium de journalistes d'investigation Truth Reporting Post (TRP) basé au Togo, raconte : « En 2025, suite à une enquête que je faisais sur le recyclage du plomb, j'ai eu du mal à avoir des données pour la réaliser. Plusieurs fois, nous avons écrit aux autorités, mais la réponse a été timide alors que nous avions besoin de données. Et aussi, sur le site, l'accès a été difficile.»
RSF et TRP soulignent que les enquêtes de ce type coûtent en outre cher. Ils demandent le développement de fonds de soutien et de réseaux internationaux, et des investissements dans la formation des journalistes qui traitent de ces questions.
Qu'il s'agisse de parler de la déforestation ou de l'extraction minière, les questions liées à l'environnement sont d'intérêt public, relève Reporters sans frontières (RSF). Mais les recherches journalistiques approfondies sur ce type de sujets exposent leurs auteurs à des risques et intimidations. Une tendance mondiale, selon la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé, jointe par Magali Lagrange : « Les sujets environnementaux sont souvent à la croisée de sujets économiques, politiques, sociaux. C'est ce qui les rend aussi, à la fois, profondément nécessaires, mais particulièrement sensibles. C'est à cet endroit-là aussi que les entraves interviennent. »
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