D'après Fabrice Yapi, responsable de la biosurveillance du parc, environ 100 hectares de forêt ont été déboisés entre janvier et mars 2026. Un chiffre très en deçà de celui qui circule dans la presse congolaise, qui évoque des dizaines de milliers d'hectares. Mais même revu à la baisse, le phénomène reste inquiétant.
« Déjà, la déforestation détruit les habitats. Ça va affecter la biodiversité naturellement, puisqu'il y a des espèces qui sont liées à certains habitats », explique Fabrice Yapi. Il pointe aussi les risques de dégradation des sols et surtout de l'eau : « Nous avons par exemple une forêt de haute altitude qui protège tout ce qui est sources d'eau et bassins versants. Donc si on déforeste, il y aura nécessairement des risques liés à l'eau, aux éboulements, aux érosions, etc. »
Les arbres coupés finissent généralement en charbon de bois, ce qui permet à des communautés sans grands moyens d'avoir quelques revenus. Une solution insoutenable pour Fabrice Yapi : « Les gens pensent qu'en détruisant, ils se font de l'argent immédiatement. Mais dans le futur, ça va créer plusieurs problèmes, notamment liés à la sécheresse et au décalage des cultures, et donc ça va impacter plus la communauté que ce qu'on gagne aujourd'hui. » Pour lui, il faut donc renforcer la surveillance de Kahuzi-Biega afin de limiter la déforestation.
« Déjà, la déforestation détruit les habitats. Ça va affecter la biodiversité naturellement, puisqu'il y a des espèces qui sont liées à certains habitats », explique Fabrice Yapi. Il pointe aussi les risques de dégradation des sols et surtout de l'eau : « Nous avons par exemple une forêt de haute altitude qui protège tout ce qui est sources d'eau et bassins versants. Donc si on déforeste, il y aura nécessairement des risques liés à l'eau, aux éboulements, aux érosions, etc. »
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