Le coup d’envoi des épreuves du Baccalauréat 2026 a été donné ce matin dans des conditions optimales sur l’ensemble du territoire national. Entre innovations technologiques majeures, sécurité renforcée aux abords et à l’intérieur des centres, et une prédominance marquée des candidates, les premiers échos du terrain témoignent d’un démarrage sans accroc et d’une organisation rigoureuse.
La grande innovation de cette session réside dans la dématérialisation complète des documents officiels par l’Office du Bac. Reçues très tôt par les candidats directement sur leur téléphone portable, les convocations digitales ont radicalement fluidifié l’accès aux salles d’examen et éliminé les retards. Les acteurs du système éducatif saluent à l'unanimité cette démarche moderne qui évite les déplacements fastidieux et sécurise le processus.
Au Lycée Amadou Hampâté Bâ - conditions optimales pour 1 303 candidats
Au centre du Lycée Amadou Hampâté Bâ, les épreuves ont démarré à 7h45 précises. Le professeur Bhen Toguebay, chef de centre, y pilote une organisation d’envergure regroupant trois jurys pour un total de 1 303 candidats (dont environ 60 % de filles).
Au total, 26 salles d’examen ont été mobilisées, encadrées par un contingent de 94 surveillants (soit un minimum de quatre surveillants par salle). Les infrastructures comprennent également neuf secrétaires (trois par jury), deux salles dédiées aux correcteurs (correction et concertation) ainsi qu’une infirmerie dirigée par un médecin. La sécurité externe est assurée par la police, tandis qu’un dispositif interne strict filtre les entrées pour appliquer la tolérance zéro face aux téléphones portables.
Au Centre Blaise Diagne - réglages d'usage et parité dans le Jury 1484
Du côté du Centre Blaise Diagne, la sérénité est également de mise au sein des deux jurys en place (1484 et 1485). Interrogé par PressAfrik, le Docteur Ibrahim Diouf, président du jury 1484, a confirmé une matinée calme après un traditionnel briefing matinal avec les surveillants.
Le jury 1484 rassemble un effectif de 379 candidats : 200 en série Scientifique (S2) et 179 en série Littéraire (L2), avec une légère dominance des filles (195 filles contre 184 garçons). Seules 15 absences ont été enregistrées ce matin (7 filles et 8 garçons).
Une inversion des tendances scolaires à analyser
Spécialiste en réseaux et télécommunications, le Dr Ibrahim Diouf s'est réjoui de l'impact positif de la numérisation tout en insistant sur le maintien d'une vigilance stricte face aux risques de fraude.
Analysant la forte proportion de filles constatée depuis quelques années jusqu'à l'université, l'universitaire y voit le fruit des programmes de promotion de la scolarisation des filles. Selon lui, les garçons se laissent plus facilement distraire dès le primaire par d'autres activités (notamment sportives), ouvrant ainsi la réflexion sur la nécessité de se pencher sur les causes du décrochage scolaire chez les jeunes garçons. Pour l'heure, aucun incident n'a été signalé et les équipes pédagogiques espèrent maintenir ce climat de rigueur jusqu'au terme des examens.
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