A l’heure actuelle, accéder à la résidence de Boni Yayi par Cadjéhoun ne peut se faire qu’à pied. L’avenue est fermée à la circulation et sous surveillance militaire. Venus en voiture, ses visiteurs - tous leaders ou membres de l’opposition - ont dû emprunter des voies de contournement.
Boni Yayi a reçu dans une grande pièce, transformée en salle d’audience et de réunion, chaises et fauteuils disposés le long des quatre murs. Vêtu d’un long boubou en bazin marron, l’ancien président s’est assis à côté de Nicéphore Soglo, dans une atmosphère évoquant celle d’un père en pleine épreuve entouré par ses proches.
D’entrée, le service de communication a prévenu que Boni Yyayi ne s’exprimerait pas. Ce dernier s’est contenté d’écouter et de rédiger de petits mots à ses collaborateurs.
Nicéphore Soglo s’est exprimé au nom de toute l’opposition. Il demande la levée du dispositif policier et militaire sur l’avenue de Cadjehoun. « On veut circuler librement », a-t-il fait savoir. Il a également réclamé la restitution des corps des victimes à leurs familles, puis exigé l’arrêt des interpellations. Le pouvoir n’a encore donné aucune réponse à ces trois exigences.
Une fois la déclaration à la presse achevée, Boni Yayi a raccompagné ses visiteurs jusqu’au portail, avec des accolades et des petits mots murmurés à l’oreille de chacun.
Boni Yayi a reçu dans une grande pièce, transformée en salle d’audience et de réunion, chaises et fauteuils disposés le long des quatre murs. Vêtu d’un long boubou en bazin marron, l’ancien président s’est assis à côté de Nicéphore Soglo, dans une atmosphère évoquant celle d’un père en pleine épreuve entouré par ses proches.
D’entrée, le service de communication a prévenu que Boni Yyayi ne s’exprimerait pas. Ce dernier s’est contenté d’écouter et de rédiger de petits mots à ses collaborateurs.
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