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Burkina Faso: Témoignages de victimes de violences par des jihadistes

RFI vous propose une série de reportages sur la situation des Burkinabè qui fuient les violences dans leur pays. La situation sécuritaire pousse plus de deux millions de personnes à quitter leurs foyers. Bon nombre sont des déplacés internes et d’autres se retrouvent dans les pays voisins, comme le Mali, le Ghana ou la Côte d’Ivoire. Parmi ces personnes figurent de nombreuses victimes des violences perpétrées par les groupes armés terroristes.



Pour Mariam*, tout a basculé peu avant la période de récolte de l’arachide l’année dernière. Cette femme d’âge mûr habite la région de Bittou, dans le centre-est, près de la frontière avec le Ghana. Ce jour-là, dit-elle, des hommes armés, se déplaçant à moto, pénètrent dans son village avec une requête non négociable.
 
« Ces gens ont dit qu’ils étaient là pour instaurer l’islam. Ils nous ont donné sept jours pour quitter le village, parce que selon eux, seuls des musulmans peuvent occuper cette terre. Nous n’avions même pas encore récolté nos cultures : il y avait encore de l’arachide, du maïs, du soja et du fonio. Ils ont brûlé nos hangars. Ils sont restés jusqu'à minuit. Ils affirmaient être là, soi-disant, pour prêcher l’islam », explique-t-elle
 
22 personnes tuées
Sur le coup, les groupes armés tuent 22 personnes. Informés par les villageois, les militaires arrivent et restent 22 jours sur place pour sécuriser le village. Quelques instants après leur départ, les groupes armés reviennent et attaquent la localité.
 
« Ils ont égorgé quatre de mes garçons devant moi. Ils les ont jetés comme des ânes. Regardez les cicatrices sur mon épaule et mon front : ils m’ont frappée avec des machettes, témoigne Mariam. Je criais, je pleurais sur le corps de mes enfants et c’est pour cela qu’ils m’ont frappée. Ils m’ont jetée dans leur pick-up. Ils m’ont emmenée très loin dans une forêt. J’avais des blessures sur tout le corps. »
 
Même mode opératoire raconté par Fatim*, originaire de Titao, dans le nord du Burkina. Cette femme a perdu son mari.
 
« J’étais dans mon jardin, j’arrosais les oignons. Mon mari faisait partie des VDP. Il a été attaqué par des groupes armés. Trois de ses frères ont aussi été tués. Après l’assassinat des membres de ma famille, nous avons reçu un ultimatum de sept jours pour quitter le village. »
 
Fatim est partie les mains vides dans la précipitation. Elle a parcouru un long périple avec ses sept enfants, fuyant de village en village, pour enfin trouver refuge en Côte d’Ivoire.Pour Mariam*, tout a basculé peu avant la période de récolte de l’arachide l’année dernière. Cette femme d’âge mûr habite la région de Bittou, dans le centre-est, près de la frontière avec le Ghana. Ce jour-là, dit-elle, des hommes armés, se déplaçant à moto, pénètrent dans son village avec une requête non négociable.
 
« Ces gens ont dit qu’ils étaient là pour instaurer l’islam. Ils nous ont donné sept jours pour quitter le village, parce que selon eux, seuls des musulmans peuvent occuper cette terre. Nous n’avions même pas encore récolté nos cultures : il y avait encore de l’arachide, du maïs, du soja et du fonio. Ils ont brûlé nos hangars. Ils sont restés jusqu'à minuit. Ils affirmaient être là, soi-disant, pour prêcher l’islam », explique-t-elle
 
22 personnes tuées
Sur le coup, les groupes armés tuent 22 personnes. Informés par les villageois, les militaires arrivent et restent 22 jours sur place pour sécuriser le village. Quelques instants après leur départ, les groupes armés reviennent et attaquent la localité.
 
« Ils ont égorgé quatre de mes garçons devant moi. Ils les ont jetés comme des ânes. Regardez les cicatrices sur mon épaule et mon front : ils m’ont frappée avec des machettes, témoigne Mariam. Je criais, je pleurais sur le corps de mes enfants et c’est pour cela qu’ils m’ont frappée. Ils m’ont jetée dans leur pick-up. Ils m’ont emmenée très loin dans une forêt. J’avais des blessures sur tout le corps. »
 
Même mode opératoire raconté par Fatim*, originaire de Titao, dans le nord du Burkina. Cette femme a perdu son mari.
 
« J’étais dans mon jardin, j’arrosais les oignons. Mon mari faisait partie des VDP. Il a été attaqué par des groupes armés. Trois de ses frères ont aussi été tués. Après l’assassinat des membres de ma famille, nous avons reçu un ultimatum de sept jours pour quitter le village. »
 
Fatim est partie les mains vides dans la précipitation. Elle a parcouru un long périple avec ses sept enfants, fuyant de village en village, pour enfin trouver refuge en Côte d’Ivoire.

RFI

Lundi 17 Juin 2024 - 02:03


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