Soixante-douze heures pour quitter le Burkina Faso : c’est le délai donné à ces deux responsables de l’Union européenne pour partir. Sont concernés : le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne (UE), ainsi qu'une chargée de programme. Leurs noms n'ont pas été communiqués.
Tensions croissantes
Pour l'heure, pas d'explication officielle ni de réaction du côté de l'UE. Mais cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec Bruxelles et Paris, depuis que le Parlement européen a adopté en juin une résolution jugée « hostile » par Ouagadougou. Le texte, porté par un eurodéputé français, dénonçait la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », et appelait à des enquêtes indépendantes sur les allégations de « violations des droits humains ».
Quelques jours plus tard, le 22 juin, le ministre burkinabè des Affaires étrangères avait convoqué le chef de la délégation de l’UE pour protester. Et, dans la foulée, Ouagadougou avait aussi annoncé rompre ses relations diplomatiques avec la France. Quant à l'envoyé spécial de l’UE pour le Sahel, alors en visite dans le pays, il avait vu ses rendez-vous avec les autorités annulés.
Tensions croissantes
Pour l'heure, pas d'explication officielle ni de réaction du côté de l'UE. Mais cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec Bruxelles et Paris, depuis que le Parlement européen a adopté en juin une résolution jugée « hostile » par Ouagadougou. Le texte, porté par un eurodéputé français, dénonçait la « répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », et appelait à des enquêtes indépendantes sur les allégations de « violations des droits humains ».
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