En République démocratique du Congo, le nombre de cas Ebola est-il sous-estimé ? C’est ce que craint l’Organisation mondiale de la santé. Chikwe Ihekweazu, qui dirige le programme de l'OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire, a déclaré à la presse ce mardi 14 juillet que l’ampleur de l’épidémie pourrait dépasser de deux à quatre fois les estimations officielles. Le dernier bilan des autorités – SITREP publié le 14 juillet avec le cumul au 12 juillet) – fait état de 1 963 malades et de 719 décès.
L’épidémie d’Ebola a été décrétée il y a deux mois tout juste et pour les acteurs de terrain, on continue à courir derrière la maladie. Un retard pris dès le début de la riposte puisque les experts estiment que les premiers cas remonteraient au moins au mois d’avril, c’est-à-dire bien avant la déclaration officielle.
Désormais quatre provinces de l’est du pays sont concernées. « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée, et (c'est) celle qui connaît la progression la plus rapide que nous avons gérée », a alerté le responsable de l’OMS qui revient d’une mission sur la zone touchée.
Pour Chikoué Ihékouazou, le plus alarmant, c’est le nombre de décès enregistrés dans les communautés. Autant de personnes qui n’ont pas été prises en charge dans les structures de santé et pour qui le suivi des cas contacts est plus compliqué.
Un suivi des cas contacts qui est estimé à 80 %. Encore bien en dessous de l’objectif de 90 % nécessaire pour maîtriser l’épidémie, mais qui a beaucoup progressé en quelques semaines, un point encourageant pour l’OMS.
Mais dans ce tableau sombre, l’OMS annonce un espoir, celui du premier essai clinique visant à évaluer l'efficacité d'une prophylaxie post-exposition. Essai qui a donc commencé à recruter ses premiers patients ce mardi à Bunia en Ituri. Au total, près de 1 000 personnes cas contacts pourraient être incluses dans cette étude.
Le directeur de l’OMS, Tedros Gebreyesus, est d’ailleurs attendu avant la fin de la semaine en République démocratique du Congo. Il doit se rendre notamment en Ituri, qui reste l’épicentre de l’épidémie.
L’épidémie d’Ebola a été décrétée il y a deux mois tout juste et pour les acteurs de terrain, on continue à courir derrière la maladie. Un retard pris dès le début de la riposte puisque les experts estiment que les premiers cas remonteraient au moins au mois d’avril, c’est-à-dire bien avant la déclaration officielle.
Désormais quatre provinces de l’est du pays sont concernées. « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée, et (c'est) celle qui connaît la progression la plus rapide que nous avons gérée », a alerté le responsable de l’OMS qui revient d’une mission sur la zone touchée.
Pour Chikoué Ihékouazou, le plus alarmant, c’est le nombre de décès enregistrés dans les communautés. Autant de personnes qui n’ont pas été prises en charge dans les structures de santé et pour qui le suivi des cas contacts est plus compliqué.
Un suivi des cas contacts qui est estimé à 80 %. Encore bien en dessous de l’objectif de 90 % nécessaire pour maîtriser l’épidémie, mais qui a beaucoup progressé en quelques semaines, un point encourageant pour l’OMS.
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