En Guinée-Bissau, Domingos Simões Pereira est en détention provisoire depuis vendredi 10 juillet. L’opposant est accusé d’avoir pris part à deux tentatives de putsch manquées en 2023 et 2025. Sa famille, inquiète des conditions de détention du leader du PAIGC, dénonce un acharnement politique. Elle appelle la communauté internationale à mettre la pression sur la junte au pouvoir, en exigeant sa libération sans condition.
Le président du Parti historique africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simões Pereira, avait été empêché de participer aux élections de novembre 2025, alors que l’ex-président Umaro Sissoco Embalo était encore au pouvoir. Il avait été emprisonné dans la foulée, au lendemain du coup d'État du 26 novembre, par les militaires putschistes. Ceux-là mêmes qui l'accusent aujourd'hui de participation à une tentative de putsch.
Après deux mois de détention, Domingos Simões Pereira est rentré chez lui, empêché de se déplacer. Une situation qualifiée d'assignation à résidence et contestée par les défenseurs de l'homme politique, car cette mesure n'existe pas dans le système judiciaire guinéen.
En juin, l'ordonnance du tribunal a été rendue publique, dans laquelle Simões Pereira était désigné comme suspect dans une tentative de coup d'État présumée qui aurait eu lieu environ un mois avant les élections générales prévues pour le 23 novembre 2025, et le coup d'État militaire du 26 novembre, qui a interrompu le processus électoral. Le rapport indique des éléments de preuve suggérant que le dirigeant du PAIGC a mis à disposition 300 millions de francs (457 000 euros) et sa propre résidence pour préparer le coup d'État présumé.
La défense de Domingos Simões Pereira a contesté la procédure, arguant que le tribunal militaire n'a pas compétence pour juger un civil, contestant le remplacement des juges dans cette affaire et affirmant qu'il s'agit d'une persécution politique. Ils soutiennent en outre que Simões Pereira ne pouvait être jugé que par la Cour suprême. En effet, il était toujours membre du Parlement, puisqu'il était président de l'Assemblée nationale populaire lorsque celle-ci a été dissoute en décembre 2023 par le président de la République de l'époque, Umaro Sissoco Embaló. Depuis lors, aucun nouveau Parlement n'a été élu, et lors des élections générales, présidentielles et législatives qui ont eu lieu en novembre 2025, le PAIGC et son chef ont été empêchés de se présenter.
Domingos Simões Pereira a été conduit vendredi 10 juillet dans les cellules du deuxième commissariat de la police de l'ordre public (POP) à Bissau.
Sa famille, inquiète des conditions de détention du leader du PAIGC, dénonce un acharnement politique. Elle appelle la communauté internationale à mettre la pression sur la junte au pouvoir, en exigeant sa libération sans condition.
« Nous sommes toujours sans nouvelles de mon père, et nous savons tous que les conditions de détention au deuxième commissariat de police sont inhumaines. Ceux d'entre nous qui ont grandi à Bissau ont l'habitude d'entendre les récits de personnes passées par ce lieu de détention… À leur libération, elles souffrent invariablement de problèmes de santé et cherchent immédiatement à se faire soigner pour traiter les maladies contractées durant leur détention », a déclaré Denise Pereira, la fille de Domingos Simões Pereira, à la rédaction de RFI Fulfulde / Mandenkan.
Le président du Parti historique africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simões Pereira, avait été empêché de participer aux élections de novembre 2025, alors que l’ex-président Umaro Sissoco Embalo était encore au pouvoir. Il avait été emprisonné dans la foulée, au lendemain du coup d'État du 26 novembre, par les militaires putschistes. Ceux-là mêmes qui l'accusent aujourd'hui de participation à une tentative de putsch.
Après deux mois de détention, Domingos Simões Pereira est rentré chez lui, empêché de se déplacer. Une situation qualifiée d'assignation à résidence et contestée par les défenseurs de l'homme politique, car cette mesure n'existe pas dans le système judiciaire guinéen.
En juin, l'ordonnance du tribunal a été rendue publique, dans laquelle Simões Pereira était désigné comme suspect dans une tentative de coup d'État présumée qui aurait eu lieu environ un mois avant les élections générales prévues pour le 23 novembre 2025, et le coup d'État militaire du 26 novembre, qui a interrompu le processus électoral. Le rapport indique des éléments de preuve suggérant que le dirigeant du PAIGC a mis à disposition 300 millions de francs (457 000 euros) et sa propre résidence pour préparer le coup d'État présumé.
La défense de Domingos Simões Pereira a contesté la procédure, arguant que le tribunal militaire n'a pas compétence pour juger un civil, contestant le remplacement des juges dans cette affaire et affirmant qu'il s'agit d'une persécution politique. Ils soutiennent en outre que Simões Pereira ne pouvait être jugé que par la Cour suprême. En effet, il était toujours membre du Parlement, puisqu'il était président de l'Assemblée nationale populaire lorsque celle-ci a été dissoute en décembre 2023 par le président de la République de l'époque, Umaro Sissoco Embaló. Depuis lors, aucun nouveau Parlement n'a été élu, et lors des élections générales, présidentielles et législatives qui ont eu lieu en novembre 2025, le PAIGC et son chef ont été empêchés de se présenter.
Domingos Simões Pereira a été conduit vendredi 10 juillet dans les cellules du deuxième commissariat de la police de l'ordre public (POP) à Bissau.
Sa famille, inquiète des conditions de détention du leader du PAIGC, dénonce un acharnement politique. Elle appelle la communauté internationale à mettre la pression sur la junte au pouvoir, en exigeant sa libération sans condition.
« Nous sommes toujours sans nouvelles de mon père, et nous savons tous que les conditions de détention au deuxième commissariat de police sont inhumaines. Ceux d'entre nous qui ont grandi à Bissau ont l'habitude d'entendre les récits de personnes passées par ce lieu de détention… À leur libération, elles souffrent invariablement de problèmes de santé et cherchent immédiatement à se faire soigner pour traiter les maladies contractées durant leur détention », a déclaré Denise Pereira, la fille de Domingos Simões Pereira, à la rédaction de RFI Fulfulde / Mandenkan.
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