L'esprit mossi, l'ethnie majoritaire au Burkina Faso, planait sur la salle de conférence de Ouaga 2000, le quartier chic de la capitale burkinabè. Remis au président, le projet de Constitution a été adopté par consensus.
Un article spécifique, le numéro 197, stipule clairement que Roch Marc Christian Kaboré pourra certes se présenter en 2020 mais sa carrière de président du Burkina Faso s'arrêtera là. Le nombre de mandats présidentiels est limité à deux.
« Cette disposition est une garantie de la volonté d'alternance, estime Achille Tapsoba qui préside le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti au pouvoir. C'est une disposition constitutionnelle très importante pour un nouveau départ au niveau du paysage politique burkinabè en matière d'alternance. La nouvelle Constitution pourra apporter beaucoup de choses à la démocratie burkinabè et je pense que c'est important ».
Le souvenir de Compaoré toujours dans les esprits
Au total, 92 personnes, des représentants du chef de l'Etat, des partis politiques, de la société civile ou des forces de défense et de sécurité, ont planché pendant deux mois sur ce projet. Avec en tête, le souvenir d'un Blaise Compaoré qui, après quatre mandats successifs, avait tenté de se maintenir au pouvoir en voulant modifier la Constitution en 2013.
Dans ses voeux de fin d'année, Roch Marc Christian Kaboré pourrait annoncer le calendrier de la mise en place des nouvelles institutions. Il pourrait aussi préciser si la nouvelle Constitution qui ouvre les portes de la Cinquième République sera adoptée par voie référendaire ou parlementaire
Un article spécifique, le numéro 197, stipule clairement que Roch Marc Christian Kaboré pourra certes se présenter en 2020 mais sa carrière de président du Burkina Faso s'arrêtera là. Le nombre de mandats présidentiels est limité à deux.
« Cette disposition est une garantie de la volonté d'alternance, estime Achille Tapsoba qui préside le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l'ancien parti au pouvoir. C'est une disposition constitutionnelle très importante pour un nouveau départ au niveau du paysage politique burkinabè en matière d'alternance. La nouvelle Constitution pourra apporter beaucoup de choses à la démocratie burkinabè et je pense que c'est important ».
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