Au sein de la communauté internationale, le dernier communiqué du gouvernement burundais est perçu comme une étape de plus dans la crise et la défiance. L’Union européenne, comme les Etats-Unis plus tôt, décide d’évacuer son personnel non essentiel, soit une vingtaine de personnes. D’abord pour des questions de sécurité : une balle perdue a récemment fini sa course dans le bureau du chef de la mission et les pressions politiques sur ses employés se multiplient. Mais aussi parce que depuis le début de la crise, les membres de la mission européenne en sont réduits à une inactivité de fait.Après la Belgique qui menace de couper son aide si le président Pierre Nkurunziza s’entête à briguer un troisième mandat, l’UE réfléchit également à une révision de sa coopération. Or, la Belgique et l’UE sont les principaux bailleurs du Burundi, dont 50% du budget national provient de l’aide internationale.
Coopération sécuritaire suspendue
De son côté, la France envoie un signal très clair annonçant le gel de sa coopération sécuritaire en matière de police, mais aussi de défense.
Le gouvernement burundais se sent menacé, explique une source diplomatique française, mais il a tort, il se trompe. Des pressions et des signaux diplomatiques balayés par les autorités burundaises. Si ces bailleurs traditionnels s’en vont, souffle une source proche du gouvernement, nous pourrons très bien trouver ailleurs d’autres partenaire
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