Il y a trois mois, l’ambassade de France au Cameroun demandait aux personnes voulant étudier dans des écoles privées en France d'apporter la preuve du paiement intégral de la scolarité, ou une justification de la possession de la somme nécessaire. La mesure avait provoqué la colère et une manifestation devant l'ambassade. Mais dans un communiqué, l’ambassade a annulé sa décision, déjà contestée devant le tribunal administratif de Paris après la saisine de l’association Cap Études, un collectif de parents et d’étudiants du Cameroun.
Le 4 septembre dans deux mémoires, puis le 7 septembre lors d'une audience des référés devant le tribunal administratif de Paris : le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’ambassade de France au Cameroun ont confirmé le retrait des mesures contestées.
« Avec cette nouvelle décision, nous pouvons nous en tenir à la procédure classique, notamment pour certaines écoles, de payer un premier acompte de scolarité, ce qui implique donc moins de frais à mobiliser pour les familles, une décision cruciale surtout quand on connait les réalités de ces familles-là », explique Salomon Ondoua, coordonnateur de l’association Cap Études.
De nombreuses fraudes dans les dossiers, selon l'ambassade de France
Dans un communiqué, l’ambassade de France au Cameroun précise que chaque demande de visa fera toujours l’objet d’un examen rigoureux et une attention sera portée sur la « soutenabilité financière du projet de l’étudiant ».
Avec cette nouvelle mesure, Jean-Jacques, inscrit dans une école privée de Lyon, s’attend à un visa au regard de ses capacités financières actuelles. Sa première tentative de demande de visa s’était soldée par un refus. « On donne la possibilité aux étudiants de payer par tranche, c’est déjà bien, c’est clair que c’est une mesure de soulagement pour les étudiants et les parents, précise-t-il. Avant même après avoir fourni les preuves financières, le visa n’était pas délivré d’office et on perdait beaucoup d’argent dans les procédures pour se faire rembourser. »
L’ambassade de France avait soutenu lors d’un point de presse qu’il y avait un nombre important de fraudes dans les dossiers de demande de visa des étudiants camerounais.
Le 4 septembre dans deux mémoires, puis le 7 septembre lors d'une audience des référés devant le tribunal administratif de Paris : le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’ambassade de France au Cameroun ont confirmé le retrait des mesures contestées.
« Avec cette nouvelle décision, nous pouvons nous en tenir à la procédure classique, notamment pour certaines écoles, de payer un premier acompte de scolarité, ce qui implique donc moins de frais à mobiliser pour les familles, une décision cruciale surtout quand on connait les réalités de ces familles-là », explique Salomon Ondoua, coordonnateur de l’association Cap Études.
De nombreuses fraudes dans les dossiers, selon l'ambassade de France
Dans un communiqué, l’ambassade de France au Cameroun précise que chaque demande de visa fera toujours l’objet d’un examen rigoureux et une attention sera portée sur la « soutenabilité financière du projet de l’étudiant ».
Avec cette nouvelle mesure, Jean-Jacques, inscrit dans une école privée de Lyon, s’attend à un visa au regard de ses capacités financières actuelles. Sa première tentative de demande de visa s’était soldée par un refus. « On donne la possibilité aux étudiants de payer par tranche, c’est déjà bien, c’est clair que c’est une mesure de soulagement pour les étudiants et les parents, précise-t-il. Avant même après avoir fourni les preuves financières, le visa n’était pas délivré d’office et on perdait beaucoup d’argent dans les procédures pour se faire rembourser. »
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