À Kankan en Guinée, c’est une décision controversée que viennent de prendre la mairie et la préfecture. Dans le but de renforcer la sécurité, des mesures très strictes sont désormais en place, notamment le fait de prévenir l’autorité locale si un étranger vient à votre domicile. Des annonces jugées restrictives par la société civile de la seconde ville du pays qui compte plus de 400 000 habitants.
Signé par le maire Lamine Labo Kourouma, le communiqué est diffusé « dans l’intérêt de la sécurité » de la commune. Deux points font polémique. Le premier stipule que « tout chef de famille qui reçoit un étranger venant d’une autre localité est tenu d’informer immédiatement le chef de quartier », le second est qu’il est désormais « interdit à tout citoyen de loger un étranger sans en informer le chef de quartier».
Interrogé par la presse locale, un proche du maire a justifié ces mesures. Il explique qu'elles ont été prises à la suite de l’assassinat d’un homme le 18 août dernier, dont l’enquête est toujours en cours – son corps décapité a été retrouvé sous un pont dans le quartier Salamani –, et par la présence de nombreuses zones aurifères autour de Kankan.
Le responsable de la communication de la mairie, qui a évoqué la présence de travailleurs étrangers, a cité le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Sur les réseaux sociaux, nombre d’habitants saluent la lutte contre l’insécurité mais jugent ces mesures trop sévères.
Joint par RFI, un responsable de la société civile parle d'« ingérence des autorités » et s’inquiète de la criminalisation du « sérè », l’hospitalité en Guinée.
Signé par le maire Lamine Labo Kourouma, le communiqué est diffusé « dans l’intérêt de la sécurité » de la commune. Deux points font polémique. Le premier stipule que « tout chef de famille qui reçoit un étranger venant d’une autre localité est tenu d’informer immédiatement le chef de quartier », le second est qu’il est désormais « interdit à tout citoyen de loger un étranger sans en informer le chef de quartier».
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