Selon Mohamed Abdou, le procureur de la République, huit présumés « terroristes » ont été placés en garde à vue depuis jeudi 9 août aux Comores. Des perquisitions menées par la gendarmerie ont permis, selon lui, de « saisir des munitions » et de fortes sommes d'argent. Le procureur est catégorique : « Il s'agit d'une entreprise organisée pour tuer, assassiner certaines autorités de l'Etat afin de pouvoir s'accaparer le pouvoir ».
Dans un tel contexte, plusieurs sources s'interrogent autour de la disparition ce samedi, suite à sa convocation, de Me Bahassane Ahmed, le frère du vice-président de la Grande Comore. De même, les proches du célèbre écrivain Said Ahmed Said Tourqui sont plongés dans l'inquiétude. Ils n’ont plus de nouvelles de cet intellectuel depuis son interpellation ce jeudi. Les raisons de sa convocation n'ont pas été énoncées, soulignent plusieurs sources, qui évoquent un climat tendu depuis le « Oui » au référendum constitutionnel, dont le résultat est contesté par l'opposition et la société civile.
En milieu de semaine, l'Union européenne a demandé aux autorités de veiller au respect des droits de l'Homme et de la liberté de la presse. « Les récentes arrestations y compris celle du secrétaire général du parti Juwa, et la mise en résidence de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, constituent des événements préoccupants aux Comores », affirme dans un communiqué Maja Kocijancic, porte-parole de l'Union européenne.
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