Au Nigeria, le président Bola Tinubu a ordonné le déploiement d’un bataillon de l’armée dans le district de Kaiama (État de Kwara). Une décision prise après une attaque de présumés jihadistes qui a fait - au moins - 160 morts en début de semaine. «L’absence de l’État » rend la tâche plus facile aux terroristes, dit un chercheur de l'organisation Good governance Africa.
L'attaque a eu lieu dans le village de Woro, dans cet État du centre-ouest du pays. Le président Bola Tinubu et certains experts ont imputé cette attaque à des combattants jihadistes. Depuis plus de quinze ans en effet, le nord-est du pays fait face à une insurrection jihadiste menée par Boko Haram et sa faction rivale, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP).
Mais selon Malik Samuel, chercheur à Good governance Africa, ce sont au moins six groupes jihadistes qui opèrent aujourd'hui dans le pays : « Le Nigeria semble être un terrain fertile pour ces groupes jihadistes. La porosité des frontières fait que c’est assez facile pour eux d’infiltrer le pays. »
«Vide»
«Par exemple, poursuit le chercheur, le Jnim opère au Sahel, et pourtant ils ont une présence, ici, au Nigeria. Lakurawa est basé ici au Nigeria, mais initialement ils viennent du Sahel. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles tous ces groupes convergent vers le Nigeria. La principale est l’absence de l’État dans certains coins reculés du pays et ce vide rend l’installation de ces groupes armés plus facile».
« Avec tous ces mouvements armés opérant dans un même endroit, nous risquons de voir certains se déployer dans le pays. Il y a donc un véritable risque d'expansion de la menace jihadiste à travers le Nigeria. Et puis il y a également la crainte que certains de ces groupes s’allient entre eux pour se battre contre un ennemi commun, l’État », conclut Malik Samuel.
L'attaque a eu lieu dans le village de Woro, dans cet État du centre-ouest du pays. Le président Bola Tinubu et certains experts ont imputé cette attaque à des combattants jihadistes. Depuis plus de quinze ans en effet, le nord-est du pays fait face à une insurrection jihadiste menée par Boko Haram et sa faction rivale, l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP).
Mais selon Malik Samuel, chercheur à Good governance Africa, ce sont au moins six groupes jihadistes qui opèrent aujourd'hui dans le pays : « Le Nigeria semble être un terrain fertile pour ces groupes jihadistes. La porosité des frontières fait que c’est assez facile pour eux d’infiltrer le pays. »
«Vide»
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