La salle où s’est déroulée l’audience est restée un peu clairsemée. La cour d’appel a expliqué le rabattement du délibéré et son renvoi au 7 juillet pour lui permettre de se recomposer car un de ses membres est décédé il y a quelques jours. Malgré cette explication, les parents sont restés en colère.
« Ça fait depuis bientôt deux ans que ca (dure)... C’est pas normal. Nous sommes quand même dans un pays de droit ! Je ne suis pas satisfait du tout », s'indigne l'un. « On ne se sait que dire de la façon dont les choses se passent au niveau de la justice de la République du Congo », dénonce un autre.
Me Steve Bagne, avocat des ayants-droits, souligne que le jugement définitif a trop traîné. « Nous sommes (vraiment) confrontés à une lenteur judiciaire. Ça fait plus d’une année que l’affaire est pendante devant la cour d’appel. Contrairement à ce que dit la loi - qui stipule que c’est dans une période de trois mois après la première instance que la cour d’appel doit décider- nous avons attendu de juin 2019 à juin 2020, ça fait une année de cela ! C’est quand même agaçant ! ».
Maitre Bagne et ses confrères, des organisations, à l’instar de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) se disent prêts à porter l’affaire devant les juridictions internationales, la Cour pénale internationale (CPI) notamment, si la justice congolaise ne parvient pas à accorder l’indemnisation des parents des 13 jeunes morts dans le Commissariat de Chacona.
Après le drame de Chacona le gouvernement avait accordé 2 millions de FCFA par famille pour l’inhumation des victimes. Les avocats quant à eux réclament 500 millions de FCFA (762.000 euros) d’indemnisation par famille. Et en mars 2019, la justice a condamné à diverses peines six policiers jugés notamment pour homicide involontaire dans l’affaire des treize jeunes retrouvés morts en juillet 2018 dans le commissariat de Chacona à Brazzaville.
« Ça fait depuis bientôt deux ans que ca (dure)... C’est pas normal. Nous sommes quand même dans un pays de droit ! Je ne suis pas satisfait du tout », s'indigne l'un. « On ne se sait que dire de la façon dont les choses se passent au niveau de la justice de la République du Congo », dénonce un autre.
Me Steve Bagne, avocat des ayants-droits, souligne que le jugement définitif a trop traîné. « Nous sommes (vraiment) confrontés à une lenteur judiciaire. Ça fait plus d’une année que l’affaire est pendante devant la cour d’appel. Contrairement à ce que dit la loi - qui stipule que c’est dans une période de trois mois après la première instance que la cour d’appel doit décider- nous avons attendu de juin 2019 à juin 2020, ça fait une année de cela ! C’est quand même agaçant ! ».
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