Les leaders de l’opposition sénégalaise ont vivement réagi à la démission surprise d'El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale, y voyant une manœuvre politique orchestrée pour installer Ousmane Sonko au perchoir après son limogeage du gouvernement.
À travers des déclarations successives, Thierno Alassane Sall et Bougar Diouf ont dénoncé une tentative de « confiscation des institutions et une provocation visant à plonger le pays dans une crise institutionnelle » en pleine période de fêtes religieuses.
Pour Thierno Alassane Sall, leader de la République des Valeurs, la démarche de PASTEF est non seulement illégale, mais elle relève d'une stratégie de tension délibérée. Le député s’interroge ouvertement sur les motivations réelles d'Ousmane Sonko et de son parti, les accusant d'ourdir des tensions destructrices en plein jour, au beau milieu d'un dimanche de Pentecôte et à l'approche de la Tabaski, au lieu de garantir la stabilité républicaine.
De son côté, le président de l’Union pour le Progrès du Sénégal (UPS) et de la coalition C2SR, Bougar Diouf, qualifie cette transition de « mascarade institutionnelle » et d'insulte grave à l’intelligence du peuple sénégalais. Il fustige un jeu de chaises musicales destiné à transformer l'Assemblée nationale en refuge politique pour recaser des responsables en difficulté, alors que les Sénégalais font face aux urgences du chômage, de la vie chère et de l'insécurité.
Rappelant que le Sénégal n'est ni une monarchie ni la propriété privée de PASTEF, il appelle tous les démocrates et républicains à la vigilance face à ce qu'il considère comme la préservation d'intérêts personnels au détriment de l'intérêt supérieur de la Nation.
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