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Direct procès Khalifa Sall, ce que vous avez raté depuis 08h 52...

On a eu quelques difficultés à vous retransmettre en direct les détails du procès Khalifa Sall et Cie ce jeudi. L'internet a été impossible à capté à l'intérieur de la salle d'audience et la surveillance renforcée et plus stricte que d'habitude. Voici un récapitulatif de tout ce qui s'est passé depuis l'ouverture de l'audience à 08h 52 minutes



Direct procès Khalifa Sall, ce que vous avez raté depuis 08h 52...
08H52 : La salle 4 du tribunal de Dakar peine à se remplir à moins 10 mn de l’ouverture du procès. Elle est remplie à moitié. Mais beaucoup de personnes sont bloquées dehors.
Remarque : les mesures de sécurité sont renforcées. L’accès à la salle est filtré.
 
09h05: Il est trois (3) minutes passées de l'heure du démarrage du procès, la salle est toujours vide de son monde Et si  continue comme Khalifa Sall ne sera pas accueilli comme à l'accoutumé, c'est-à-dire sous des applaudissements.
09h08: Khalifa et ses co-prévenus viennent d'entrer dans la salle d'audience, comme toujours, ils sont tous habillés en boubou blanc,
 09h09: l'audience va démarrer
 
09h12: Me Doudou Ndoye, avocat de la défense ouvre le débat. Il se dit un peu gêner du fait le temps de ce procès n'est pas respecté. Il se dit aussi épuiser d'une telle lenteur comme  c’est le cas en ce moment.
«Nous ne devons pas nous bagarrer lorsque la science parle, nous devons pas nous combattre». 
L’avocat de Mme Fatou Touré, de poursuivre, «ma cliente et ses co-inculpés de complicité doivent comparaître libres, parce leur détention est terminée depuis le 9 septembre 2017. Ils doivent être libérés aujourd’hui et maintenant. S’ils sont maintenus toujours prisonniers, ils seront en détention arbitraire et illégale. Elle et ses complices doivent bénéficier d’une liberté d’office. »
«Ils sont poursuivis du fait de complicité de détournement de deniers publics. En matière de complicité seul au niveau de la peine, le complice rejoint l’auteur principal, selon l’article 45 du code de procédure pénale (CPP). «L’honneur d’un avocat est de respecter la loi et de défendre les droits du peuple.
 
S’agissant du cas de Khalifa Sall, Me Doudou Ndoye de préciser qu’ : « au titre des institutions, Khalifa Sall n’est pas soumis à votre juridiction par la simple raison qu’il est député. La constitution du Sénégal n’a pas titré le député, mais elle parle des privilèges que doit bénéficier ce député. Il devait être libéré d’office pour participer à la saison parlementaire comme député pour la levée de son immunité».
 La robe noire de poursuivre, «On ne peut pas poursuivre un député en pleine exercice. Il ne s’agit pas de levée de l’immunité parlementaire, il s’agit d’une autorisation de juger Khalifa Sall, c’est une autorisation préalable signé par Me Marie Josephine, qui en dehors de son statut de secrétaire générale de l’assemblée nationale, n’a pas de fonction pour certifier l’acte, il y a des autorités certifiées par la loi». 
Avant de hausser le ton : «La justice a failli dans sa précipitation de vouloir juger vite à tout prix M. Khalifa Sall. La justice ce n’est pas le fonds, c’est la forme, vous devez juger suivant votre intime conviction qui est la volonté personnelle d’une personne, c’est les procédures qui est le fonds».
 «Le juge d’instruction a retenu contre Khalifa Sall et ses co-prévenus : «présomptions d’associations de malfaiteurs, où sont les faits ?, il y’en a pas de faits, rien n’est précis, Faux et usage de faux, c’est des délits, les faits de complicité doivent être établis pour arriver à la qualification, il n’y a pas de faits». 
L’article 71 du CPP dit que des faits doivent être établis pour entraîner la compétence d’un juge d’instruction. Et ce rapport joint au réquisitoire du procès ne suffit pas, il n’est pas conforme à la loi, aux droits demandés par les citoyens, ni au respect des droits de l’homme.
"Je vous demande de respecter la loi, qui n’est pas respectée par le ministère public", conclut l'avocat qui a parlé plus d'une heure.
 le juge Lamotte monte au créneau après la prise de parole de Me Doudou Ndoye. «Vous n’avait pas le droit ni le besoin de crier pour qu’on vous entende. Les avocats crient sur le tribunal et le tribunal est tenu de les appeler au calme. Et, nous veillerons sur ça»
«Mon rôle est de crier mais je n’ai pas crié sur le tribunal. On ne se soumet pas M. le juge. Je suis désolé », réplique l’avocat de la défense.
 le débat devient houleux. Me Yerim Thiam, avocat de l’Etat prend la parole «C’est que vous faîtes ce n’est normale. Vous dîtes que vous parlez des exceptions et vous entrez dans le fonds ». 
Le tonitruant avocat Me El hadji Diouf, qui est venu très tôt aujourd’hui, de rétorquer : «c’est faux, on n’entre pas dans le fonds, on est sur les exceptions».
Le juge Lamotte, d’une ère très ferme, reprend la parole: «360 jours sur 360 on ne fait qu’appliquer la loi. Nous avons la responsabilité vis-à-vis de la loi, respectons les règles du jeu, tout le monde connait ces règles. Tout cela c’est inutile». 
Me El hadji Diouf recadré par le juge Lamotte : « respectons les règles, elles seront appliquées comme telles. Vous êtes commis par la mairie de la ville en tant que partie civile, vous ne faîtes pas parte de la défense. Vous n’avez pas droit à la parole, elle est à la défense».
 La parole revient à la défense
Me Moustapha Ndoye, avocat de la défense : «C’est Benno Bokk Yakar qui veut poursuivre Khalifa Sallet non l’Etat du Sénégal»
«On est loin d’un détournement de deniers public. Il s’agit d’un budget d’une collectivité locale. La mairie a droit d’avoir un budget voté et fonctionnel. C’est dans l’exécution de ce budget que l’Etat veule s’immiscer. Ce procès est l’occasion de parler de la séparation des pouvoirs. C’est le même fonctionnement qui existe depuis 2003, 2004.Ce n’est pas l’AJE qui intervient pour l’exécutif. L’Etat ici, c’est Benno Bokk Yakar (BBY) qui poursuit Khalifa Ababacar Sall. C’est l’exécution de BBY qui a saisi l’inspection pour ouvrir une enquête».
«Cet Etat intervient pour un règlement de compte. Il n’a pas droit d’intervenir dans cette affaire vue qu’il n’a subi aucun préjudice. On a tenu un forum récemment pour l’indépendance de la justice mais aujourd’hui, il (l’Etat) veut vous lier et s’immiscer dans cette justice pour régler ses comptes ». 
«C’est une personnalité morale (le maire) qui agit dans le cadre de son travail. Rendons à César ce qui appartient à César. N’utilisons pas les institutions pour des règlements de comptes».
 

AYOBA FAYE et AMINA DIOUF

Jeudi 25 Janvier 2018 - 12:55




1.Posté par Grand yoffois le 26/01/2018 00:22
Khalifa Sall, lui même il avoue qu'il n'a fait que continuer une pratique qui se faisait : faire de fausses factures pour encaisser indûment de l'argent qu'il dépense à sa guise sans rendre compte.

Voici un extrait de la chanson lors de la conférence de presse au sujet de sa gestion de la caisse d'avance. "Je voudrais que les Dakarois et les Sénégalais comprennent que l'abattage médiatique et le dénigrement ne passeront pas. Nous ne sommes pas des voleurs. Nous ne sommes pas des corrompus. Nous sommes des gens honnêtes qui avons géré cette ville avec beaucoup de patience, de transparence et de vertu. Il n'y a pas de détournement, il n'y a pas d'escroquerie.

Nous n'avons fait que perpétuer une Tradition qui se faisait depuis belle lurette".
Ainsi nous aussi, nous avons continué avec ces opérations de gestion opaque des fonds publics

La morale voudrait que Khalifa n'ait pas à perpétuer ce gaspillage de devise et il savait très bien que ce qui était valable à l'époque de Senghor ne l'est plus à notre temps.

Et, il est temps que cette culture soit bannie dans ce pays. le plus important pour nous simple citoyen ! c'est que la justice puisse faire son travail indépendamment des pressions politiques. 

Selon le procureur de la République : "Ce qui s'est passé dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar est très simple. l'inspection générale d'État dans son rapport N° 12-2016 du 24 Mars 2016 m'a saisi pour me demander dans sa recommandation, l'ouverture d'une information pour élucider la manière dont les fonds ont été gérés dans la mairie de Dakar. Il s'agit là de la caisse d'avance. Cette inspection a relevé un montant de 1,800 milliards qui ont été dépensés sans aucune forme de justification. Devant cette recommandation, je ne pouvais que saisir l'enquêteur pour tirer au clair cette affaire. Alors, la Division des investigations criminelles a été saisie et a commencé à mener son enquête".

Maintenant, il n'a aucun argument pour justifier son forfait sinon nous dire: j ai fait comme les autres pour éviter d' aller au fond des choses qui risquerait d'éclabousser certaines personnalités; les uns qui ne trouveront pas des arguments sérieux pour se défendre et les autres cherchent des arguties pour retarder les sanctions.

Vrai ou faux...

Si l'IGE a relevé un montant de 1,800 milliards qui ont été volatilisés sans aucune forme de justification !(?)

Déjà tous les avocats qui interviennent, dans ce procès exemplaire, savent très bien qu'il sera condamné, les preuves sont irréfutables et Khalifa même le sait.

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