Le président José Mario Vaz a mis à exécution sa menace de dissoudre le gouvernement de Domingos Simoes Pereira. La pression de la rue, l'appel au dialogue lancé par les représentants de la communauté internationale réunis mardi à Bissau, n'ont rien changé dans sa détermination. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, s'était personnellement impliqué pour éviter une instabilité en Guinée-Bissau. Peine perdue, le décret présidentiel est tombé hier mercredi, tard dans la nuit : le gouvernement de Domingos Simoes Pereira est dissout.
Pour justifier sa décision, le président Vaz a cité un certain nombre de points notamment la corruption, le détournement de deniers publics, le népotisme ; autant de maux qui ont fini par briser la confiance entre lui et son Premier ministre. « Dans une telle situation, a-t-il déclaré, un simple remaniement ministériel ne suffit pas pour résoudre la crise au sommet de l'Etat ».
Le président est maintenant sur une corde raide. En brouille avec sa famille politique, il doit faire de nouvelle alliance lui permettant d'avoir une majorité au Parlement. A défaut d'une base politique solide à l'assemblée, la dissolution de cette chambre et l'organisation des élections législatives dans 90 jours s'impose.
A Bissau la situation est calme, mais plusieurs associations syndicales ont appelé leurs membres à cesser de travailler jusqu'à ce que le président remette sur selle le Premier ministre déchu. Le gouvernement portugais se dit très préoccupé la montée de la tension et est en train fournir des efforts pour prévenir que les divergences institutionnelles débouchent à une crise politique grave.
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