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Emigration clandestine : L’association des jeunes rescapés de Thiaroye accuse les Ong et demande un audit des fonds



Emigration clandestine : L’association des jeunes rescapés de Thiaroye accuse les Ong et demande un audit des fonds
L’association des jeunes rescapés de Thiaroye sur mer, dans la banlieue dakaroise, a réagi suite à la recrudescence de l’émigration clandestine qui, à la date de ce mercredi 28 octobre 2020, a fait beaucoup de victimes. Son président, Moustapha Diouf, ancien candidat au voyage clandestin, en 2006, a demandé un audit des fonds injectés dans la lutte contre ce phénomène avant d’accuser les Ong d’être des « capteurs de fonds ».

« On a mis sur l’émigration clandestine beaucoup de milliards de F Cfa. L’Union européenne (UE) et l’Etat du Sénégal ont sorti des fonds. Mais les jeunes n’ont rien vu », a pesté l’invité de Rfm matin de ce mercredi, d’entrée. 

Candidat à l’émigration clandestine en 2006, M. Diouf est convaincu que ce sont les Ong qui se partagent cet argent destiné aux jeunes. « Si on fait le partage, on n’implique pas les jeunes. Aujourd’hui, les gens qui bénéficient de ces fonds sont âgés entre 50 ou 60 ans. Alors que les candidats eux-mêmes sont des jeunes âgés entre 20 et 30 ans ». 

Selon lui, « la plupart des personnes qui pratiquent l’émigration clandestine, sont des pêcheurs qui conduisent les pirogues et n’ont les cultivateurs ou les éleveurs. Et, ces pêcheurs sont, aujourd’hui, très fatigués ». 

A l’en croire, beaucoup de gens qui travaillent sur la question de l’émigration, sont des « capteurs de fonds ». Ils se partagent les fonds dégagés pour la lutte contre ce phénomène. « Il faut faire des audits. Il faut que l’Etat du Sénégal prenne ses responsabilités », a-t-il lancé.
 
Moustapha Diouf n’est pas du même avis avec ceux qui pointent du doigt accusateur l’Etat du Sénégal le considérant comme l’unique responsable de ce fléau. Pour lui, ce sont les Ong qui poussent ces jeunes à partir car, étant des « capteurs de fonds ». 

Pour lutter efficacement contre  ce phénomène, il faut que les différentes parties dans cette lutte impliquent les associations dans les instances de discussions pour les jeunes puissent laisser les pirogues.

Aminata Diouf

Mercredi 28 Octobre 2020 - 15:01


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