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Emplois : les livreurs de deux-roues proposent un plan de 16 milliards pour sortir de l'informel



Emplois : les livreurs de deux-roues proposent un plan de 16 milliards pour sortir de l'informel
Face à ce qu'ils jugent "d'acharnement" de la part des forces de l'ordre, l'Union Nationale des Livreurs du Sénégal a interpelé directement l'État avec une proposition de réforme structurelle. Il a suggéré  la mise en œuvre d'un projet ambitieux évalué à "16 milliards de FCFA", visant à assainir et rationaliser leur activité.

Les conducteurs de deux roues ont également suggéré la création d'une "carte professionnelle biométrique, la fourniture de gilets, la Facilitation de l'accès aux plaques d'immatriculation et au permis de conduire et une contribution de 3 000 FCFA par mois, par livreur au niveau national" pour soutenir le fonds de développement du secteur.

 L'Union Nationale des Livreurs du Sénégal entend descendre sur la rue, ce vendredi 16 janvier 2026. Les acteurs de la livraison à deux-roues réclament une formalisation urgente de leur métier. Il dénoncent également les « contrôles policiers jugés agressifs, concurrence des plateformes VTC et mutisme des autorités ».
 
Le cri de cœur est porté par Seydina Alioune, président de l'Union nationale des livreurs. Selon lui, les conducteurs de motos sont devenus les cibles privilégiées des agents de la circulation. Cartes grises, assurances, permis, ports du casque et le moindre manquement déclenche une immobilisation immédiate du véhicule et des «amendes variant entre 6 000 et 12 000 FCFA ».
 
« C’est devenu très compliqué, nous sommes bouleversés », a -t-il confié sur les ondes de la Rfm.  Il a aussi dénoncé des méthodes d’interpellation « musclées », incluant parfois l'usage de barrières et de cordons pour stopper les deux-roues avec « agressivité ».
 
Les livreurs ont déploré l'arrivée massive des plateformes de VTC qui, selon eux, cassent les prix du marché. Cette chute des tarifs de livraison précarise des milliers de jeunes qui ont créé leur propre emploi pour échapper au chômage.
 
Le Réseau sénégalais des organisations d’usagers des deux-roues pointe du doigt l'Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER). Les livreurs ont dénoncé des promesses non tenues et des rendez-vous manqués avec la direction de l'agence, qu'ils accusent de minimiser les problèmes réels, notamment l' « insécurité et les accidents de la route ».
 
« Ce sont des jeunes qui ont créé leur propre emploi, l'État doit les encadrer », plaident les responsables syndicaux. En misant sur le nouveau régime, les « Tchak-Tchak » espèrent que ce projet de formalisation mettra fin au cycle de la précarité et des tracasseries routières.


Vendredi 16 Janvier 2026 - 13:58


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