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Les critiques, Pep Guardiola, le Ballon d’Or : Rayan Cherki lâche ses vérités

Élément encore à parfaire à Manchester City, Rayan Cherki vit une première saison aboutie en Angleterre, malgré son statut alternant entre titulaire et remplaçant voulu par Pep Guardiola.



L’Angleterre apprend encore à connaître Rayan Cherki. Elle n’a pas vraiment habitué à avoir dans son championnat un joueur de ballon. La Premier League donne la prime au jeu physique et à l’intensité plutôt que la folie d’un dribble. Pour cela, la venue de l’ancien Lyonnais détonne encore un peu. Il réalise pourtant un premier exercice très intéressant, en témoignent ses 9 buts et 10 passes décisives en 38 rencontres toutes compétitions confondues, alors même qu’il n’est pas un titulaire indiscutable aux yeux de Pep Guardiola. La lourde défaite contre le Real Madrid en 8e de finale de Ligue des Champions (3-0) l’a encore démontré. Selon son coach, il faut encore que le milieu offensif parvienne à parfaire son football pour l’intégrer dans un collectif.
 
«On ne parle pas de ce qu’il m’accorde ou pas. C’est dans ma manière d’être. Faire une talonnade à tel moment, c’est comme respirer. On n’a jamais parlé de ça. Il me dit juste des choses dont on a besoin : "Mets-toi là, défends là…"», explique-t-il dans un long entretien accordé à France Football. Les deux hommes s’apprécient et tentent de trouver le bon compromis entre équilibre de l’équipe et expression individuelles. «Il est peut-être plus dur que les autres entraîneurs mais il aime tous les joueurs. Nous avons une bonne relation. On rigole et on parle souvent. Il est dur avec moi. Je suis dur avec lui aussi, c’est important pour moi.» Et forcément quand il est sur le banc, Cherki ne le prend pas comme une bonne nouvelle, comme tous les joueurs du reste.
 
«On m’a collé des étiquettes injustes»
Le meneur de jeu ne se voit pas comme quelqu’un d’ingérable, lui qui a on a souvent collé quelques étiquettes, notamment lors de ses premières années à Lyon, quand sa courbe de progression avait du mal à se matérialiser sur le terrain. «On m’en a collé surtout des injustes. On n’a pas fait dans la demi-mesure avec moi. (…) Il te descend et, quand tu es en haut, ne parle plus de toi car il ne peut plus rien dire. Ça me fait kiffer. À 15 ans, on m’inventait des histoires, on me critiquait, parce que j’ai levé les bras sur le terrain, parce que j’ai fait un dribble de trop… Mais toutes ces personnes étaient où à 15-16 ans ? Qui ne commet pas d’erreurs ?», se défend-il, lui qui n’a que 22 ans et avenir radieux devant lui, notamment une première Coupe du Monde à disputer avec les Bleus.
 
«"Inadapté", celle-là, du jamais vu. "Agaçant", normal, mon jeu veut ça. Si je ne tente pas, on va dire "ah, là, là, il joue simple, ce n’est pas lui". Si tu tentes, "ah, là, là, il en fait trop". Je vais trop en faire, ça passe, c’est extraordinaire. Je fais la même chose, ça ne passe pas, "ah il est nul, il est chiant". (…) "Futur talent gâché." Tout ça me fait rire, poursuit celui qui vise le sommet du football mondial. Ceux qui collent ces étiquettes ne savent pas comment le quotidien est dur, comment tu travailles. À ma place, beaucoup auraient jeté l’éponge depuis longtemps.» Pas lui, pas plus que l’un de ses modèles, Karim Benzema, Ballon d’Or à 34 ans et dont il s’inspire tous les jours. C’est aussi son objectif, celui d’aller chercher un jour le plus grand trophée individuel qui existe.
 
«J’ai toujours considéré que je devais être un top joueur»
Promis à un très grand avenir dès son plus jeune âgé, Cherki a grandi avec cette pression qu’il semble avoir intégré à sa vie de footballeur professionnel. Il a accepté son destin. «J’ai toujours considéré que je devais être un top joueur», explique-t-il sans prétention. Il connaît son talent et ses capacités. L’international français doit encore parfaire ce timing pour être dans le bon d’une expression collective. C’est ce que ses coéquipiers et ses entraineurs attendent de lui. Lui vit pour le beau geste plus que pour l’efficacité, comme un artiste avec le terrain pour toile favorite. Il n’est peut-être pas né à la bonne époque, lui-même le concède, mais il le prend comme tel. Après tout, il n’a pas vraiment le choix s’il veut remporter un jour le Ballon d’Or.
 
 

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Samedi 14 Mars 2026 - 09:55


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