Des manutentionnaires déchargent de longues tiges d’acier au port de Kalundu. Un signe de reprise... Il y a encore un mois, l'AFC/M23 y avait installé son quartier général pour la ville d’Uvira, ce qui a été un coup d’arrêt pour les travailleurs.
« Quand le M23 était là, on restait cachés. On n’osait même pas les approcher. Ils nous faisaient peur. Mais depuis que l’armée est revenue, l’activité reprend progressivement. »
Aujourd’hui, trois à quatre bateaux accostent ici chaque jour, contre une quinzaine avant, explique le chef du port, Isumbelo Salumu Wisstan. Il se désole devant les dégâts causés par le conflit. « Le bâtiment qui est devant vous, là, par exemple, vous le voyez, il n'y a pas de porte, il n'y a pas de fenêtre. Tout a été emporté. » C'est un coût quand même important pour la ville. « Un très grand coût », confirme Isumbelo Salumu Wisstan.
« Quand le M23 était là, on restait cachés. On n’osait même pas les approcher. Ils nous faisaient peur. Mais depuis que l’armée est revenue, l’activité reprend progressivement. »
Aujourd’hui, trois à quatre bateaux accostent ici chaque jour, contre une quinzaine avant, explique le chef du port, Isumbelo Salumu Wisstan. Il se désole devant les dégâts causés par le conflit. « Le bâtiment qui est devant vous, là, par exemple, vous le voyez, il n'y a pas de porte, il n'y a pas de fenêtre. Tout a été emporté. » C'est un coût quand même important pour la ville. « Un très grand coût », confirme Isumbelo Salumu Wisstan.
Des stigmates de la guerre bien visibles
Dans les rues d’Uvira aussi, les stigmates du chaos entraîné par cette guerre sont visibles : des tonnes de goudrons destinés à finir une route stratégique ont été emportés et sur le marché, depuis que la frontière avec le Burundi a été fermée, les aliments sont devenus plus rares et les prix ont flambé. « Les choses à manger vraiment, avec les frais des enfants pour l'école, c'est très difficile pour nous », témoigne ce père de famille anonyme.
À ses côtés, Delphin Mugisho, un humanitaire, se félicite du calme retrouvé. « Ces derniers temps, on n'entend plus de crépitement de balles chaque jour. Je peux dire que la situation est devenue stable ». L'AFC/M23 reste pourtant proche. Au nord, la ligne de front n’est qu’à quinze kilomètres.
Dans les rues d’Uvira aussi, les stigmates du chaos entraîné par cette guerre sont visibles : des tonnes de goudrons destinés à finir une route stratégique ont été emportés et sur le marché, depuis que la frontière avec le Burundi a été fermée, les aliments sont devenus plus rares et les prix ont flambé. « Les choses à manger vraiment, avec les frais des enfants pour l'école, c'est très difficile pour nous », témoigne ce père de famille anonyme.
À ses côtés, Delphin Mugisho, un humanitaire, se félicite du calme retrouvé. « Ces derniers temps, on n'entend plus de crépitement de balles chaque jour. Je peux dire que la situation est devenue stable ». L'AFC/M23 reste pourtant proche. Au nord, la ligne de front n’est qu’à quinze kilomètres.
L'administration peu à peu de retour
Dans la ville, l’administration et la police font progressivement leur retour. Lors de la chute d’Uvira, une grande partie des autorités civiles s’était réfugiée à Bujumbura, au Burundi, et parmi eux le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi. Mardi 17 février, il a fait la route de Bujumbura à Uvira pour tenir un conseil de sécurité et encourager un retour à la normale.
17 véhicules ont été autorisés à faire partie du cortège du gouverneur, et pas un de plus. Chaque passage de la frontière entre Uvira et Bujumbura doit faire l’objet d’une dérogation des autorités burundaises, constate notre envoyée spéciale. Sur place, le gouverneur, Jean-Jacques Purusi, a convoqué un conseil de sécurité. Il reçoit non pas à son bureau mais dans une résidence privée. « Nous suspectons qu'il y ait des menaces aériennes sur ces emplacements, que ce soit l'Assemblée provinciale, que ce soit le gouvernement provincial. Mais en attendant, nous occupons ici comme un bureau », explique-t-il.
« On a seulement sauvé les actes de mariage »
Dans la ville, l’administration et la police font progressivement leur retour. Lors de la chute d’Uvira, une grande partie des autorités civiles s’était réfugiée à Bujumbura, au Burundi, et parmi eux le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi. Mardi 17 février, il a fait la route de Bujumbura à Uvira pour tenir un conseil de sécurité et encourager un retour à la normale.
17 véhicules ont été autorisés à faire partie du cortège du gouverneur, et pas un de plus. Chaque passage de la frontière entre Uvira et Bujumbura doit faire l’objet d’une dérogation des autorités burundaises, constate notre envoyée spéciale. Sur place, le gouverneur, Jean-Jacques Purusi, a convoqué un conseil de sécurité. Il reçoit non pas à son bureau mais dans une résidence privée. « Nous suspectons qu'il y ait des menaces aériennes sur ces emplacements, que ce soit l'Assemblée provinciale, que ce soit le gouvernement provincial. Mais en attendant, nous occupons ici comme un bureau », explique-t-il.
« On a seulement sauvé les actes de mariage »
Le gouverneur est aussi venu apporter son soutien au maire, Kifara Kapenda Kik’y, de retour en ville avec une équipe réduite. « C’était mon bureau », constate ce dernier. Et aujourd'hui, « c'est vide ». À son retour, le maire a trouvé un hôtel de ville pillé et vandalisé. « Il n'y a rien. On a tout emporté et on est en train de nettoyer et de voir comment on peut reprendre. Mais c'est vide. »
Ça et là, au sol, on aperçoit des documents éparpillés. Ils se mêlent parfois à des gravats. La quasi-totalité des archives de la ville a été perdue. Dieudionné Mateso est le responsable de l’état civil. « On a tout brûlé, vraiment. On a sauvé ça, seulement. Ce sont les actes de mariage. »
Le retour des services de l’État est en cours, mais le processus prend du temps, tant que la frontière n’est pas rouverte. De nombreux agents de l’administration, personnel de justice, employés de mairie ou enseignants sont encore bloqués côté burundais.
Ça et là, au sol, on aperçoit des documents éparpillés. Ils se mêlent parfois à des gravats. La quasi-totalité des archives de la ville a été perdue. Dieudionné Mateso est le responsable de l’état civil. « On a tout brûlé, vraiment. On a sauvé ça, seulement. Ce sont les actes de mariage. »
Le retour des services de l’État est en cours, mais le processus prend du temps, tant que la frontière n’est pas rouverte. De nombreux agents de l’administration, personnel de justice, employés de mairie ou enseignants sont encore bloqués côté burundais.
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