Alors que les deux dirigeants ont symboliquement inauguré à distance une chaîne de montage d'hélicoptères Airbus à Bangalore et que des annonces sur la vente de nouveaux avions de combat Rafale - en plus des 36 exemplaires déjà acquis par New Delhi - pourraient suivre, celle-ci concerne bien évidemment le secteur de la défense.
Mais alors qu'un an après la France, l'Inde accueille cette semaine le sommet mondial sur l'intelligence artificielle, cette collaboration concerne désormais aussi le domaine de l'IA, les deux pays comptant sur un renforcement de leurs liens en la matière pour peser face aux géants américain et chinois.
Pour les start-up françaises de l'IA spécialisées dans le secteur de la santé, l'Inde et son milliard et demi d'habitants représentent ainsi un marché majeur. « Aujourd'hui, l'essentiel pour les acteurs de l'IA dans le domaine médical, c'est la capacité de pouvoir faire tourner leurs modèles sur un très grand nombre de personnes. En matière d'essais cliniques notamment, l'Inde est un relais potentiellement hyper intéressant pour la plupart d'entre elles », analyse André Loesekrug Pietri, président de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi), un think tank européen spécialiste de l'innovation.
Pour une IA plus ouverte, plus inclusive et plus respectueuse de la protection des données
Si, de son côté, l'Inde voit dans la France et dans l'Europe des alliés pour concurrencer les géants chinois et américain, la route pour y parvenir s'annonce toutefois très longue. « Il faut être réaliste : aujourd'hui, ce sont les grands du cloud, les géants de l'IA qui dominent totalement le marché indien. Or, la France, elle, n'a pas d'acteurs du cloud donc la dépendance du marché indien aux Amazon Web Services, Microsoft, Google est là pour durer ...», reprend André Loesekrug Pietri pour qui l'Inde représente toutefois « un relais de croissance essentiel pour les acteurs technologiques européens ».
Sans compter que face aux États-Unis et à la Chine, Indiens et Français affichent une même vision de l'IA : plus ouverte, plus inclusive et plus respectueuse de la protection des données des utilisateurs. « Il y a un alignement technologique entre les deux pays », décrypte encore ce dernier : « la France promeut le "ni ni" - ni dépendance aux États-Unis, ni dépendance à la Chine -, ce en quoi elle rejoint l'Inde qui est historiquement l'un des leaders des pays non alignés et qui promeut tous les modèles open source ou publie la manière dont les algorithmes sont structurés ».
Mais alors qu'un an après la France, l'Inde accueille cette semaine le sommet mondial sur l'intelligence artificielle, cette collaboration concerne désormais aussi le domaine de l'IA, les deux pays comptant sur un renforcement de leurs liens en la matière pour peser face aux géants américain et chinois.
Pour les start-up françaises de l'IA spécialisées dans le secteur de la santé, l'Inde et son milliard et demi d'habitants représentent ainsi un marché majeur. « Aujourd'hui, l'essentiel pour les acteurs de l'IA dans le domaine médical, c'est la capacité de pouvoir faire tourner leurs modèles sur un très grand nombre de personnes. En matière d'essais cliniques notamment, l'Inde est un relais potentiellement hyper intéressant pour la plupart d'entre elles », analyse André Loesekrug Pietri, président de la Joint European Disruptive Initiative (Jedi), un think tank européen spécialiste de l'innovation.
Pour une IA plus ouverte, plus inclusive et plus respectueuse de la protection des données
Si, de son côté, l'Inde voit dans la France et dans l'Europe des alliés pour concurrencer les géants chinois et américain, la route pour y parvenir s'annonce toutefois très longue. « Il faut être réaliste : aujourd'hui, ce sont les grands du cloud, les géants de l'IA qui dominent totalement le marché indien. Or, la France, elle, n'a pas d'acteurs du cloud donc la dépendance du marché indien aux Amazon Web Services, Microsoft, Google est là pour durer ...», reprend André Loesekrug Pietri pour qui l'Inde représente toutefois « un relais de croissance essentiel pour les acteurs technologiques européens ».
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