Le juge chargé de l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth l'an passé a émis mardi un mandat d'arrêt à l'encontre du député et ex-ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil, qui a refusé de se présenter à un interrogatoire, a indiqué à l'AFP une source judiciaire. La décision du juge Tareq Bitar à l'encontre de Ali Hassan Khalil, un haut responsable du mouvement chiite Amal, est intervenue au lendemain d'une violente attaque du chef du Hezbollah pro-iranien, allié d'Amal, contre le magistrat, déjà pris à partie par la classe politique libanaise.
Le juge avait repris cette semaine son enquête sur l'explosion dévastatrice le 4 août 2020 après le rejet par une cour d'appel des plaintes de députés, notamment Ali Hassan Khalil, visant à le dessaisir. Le magistrat tente de profiter d'une période pendant laquelle les députés ne disposent pas de l'immunité parlementaire, avant l'ouverture de la session d'automne de l'hémicycle le 19 octobre. Les responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par le juge, même si les autorités ont imputé le drame au stockage sans mesures de précaution d'énormes quantités de nitrate d'ammonium.
«Négligence et mouvements»
L'explosion a fait plus de 200 morts, plus de 6500 blessés, et dévasté des quartiers entiers de la capitale. Le 27 septembre, le juge Bitar avait été contraint de suspendre l'enquête après une plainte du député et ancien ministre sunnite de l'Intérieur Nohad al-Machnouk, soupçonné de «négligence et manquements». Ali Hassan Khalil et un autre ex-ministre et député du mouvement Amal, Ghazi Zaayter, également soupçonné dans l'enquête, avaient également déposé une plainte contre le juge. Ghazi Zaayter et Machnouk sont appelés à comparaître mercredi devant le juge.
Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités libanaises ont rejeté toute enquête internationale, avant de dessaisir en février le premier enquêteur à la suite de l'inculpation de hauts responsables. Depuis qu'il a hérité de l'affaire, Ali Hassan Bitar a convoqué l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et quatre ex-ministres en vue de leur inculpation. Le 16 septembre, il a délivré un mandat d'arrêt resté sans exécution contre l'ex-ministre des Transports, Youssef Fenianos, membre d'un parti chrétien proche du Hezbollah.
Le juge avait repris cette semaine son enquête sur l'explosion dévastatrice le 4 août 2020 après le rejet par une cour d'appel des plaintes de députés, notamment Ali Hassan Khalil, visant à le dessaisir. Le magistrat tente de profiter d'une période pendant laquelle les députés ne disposent pas de l'immunité parlementaire, avant l'ouverture de la session d'automne de l'hémicycle le 19 octobre. Les responsables politiques de tous bords refusent d'être interrogés par le juge, même si les autorités ont imputé le drame au stockage sans mesures de précaution d'énormes quantités de nitrate d'ammonium.
«Négligence et mouvements»
L'explosion a fait plus de 200 morts, plus de 6500 blessés, et dévasté des quartiers entiers de la capitale. Le 27 septembre, le juge Bitar avait été contraint de suspendre l'enquête après une plainte du député et ancien ministre sunnite de l'Intérieur Nohad al-Machnouk, soupçonné de «négligence et manquements». Ali Hassan Khalil et un autre ex-ministre et député du mouvement Amal, Ghazi Zaayter, également soupçonné dans l'enquête, avaient également déposé une plainte contre le juge. Ghazi Zaayter et Machnouk sont appelés à comparaître mercredi devant le juge.
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