Les collectifs des habitants de Dougar, Gondoul et Ndoukhoura font front commun pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme un accaparement de terres injustifié. Au cœur de la discorde : un projet de port sec qui, initialement, ne devait occuper qu'une surface limitée.
« Nous retenons que le dossier initial du port sec de Olding Gueye réclamait une appropriation de 40 hectares. Nous nous sommes retrouvés à 115 hectares. Quelle est la procédure initiée ? On se pose la question », s'interroge avec inquiétude Mamadou Diop Thioune, porte-parole des collectifs.
Pour les riverains, non seulement la superficie a presque triplé, mais les habitants se sentent poussés vers la sortie. Le porte-parole dénonce un « forcing » visant à délocaliser les populations locales sous le prétexte d’un intérêt public qui, selon lui, cache en réalité un intérêt strictement privé.
L'enjeu est également vital pour l'avenir de ces localités. Les habitants réclament que cette partie de la forêt soit déclassée, non pas pour du béton industriel, mais pour permettre l'extension naturelle des villages qui étouffent aujourd'hui dans leurs limites actuelles.
Mamadou Diop Thioune rappelle avec fermeté les engagements pris par le pays lors des grands sommets mondiaux : Le projet actuel ne répondrait à aucune norme environnementale rigoureuse. «Pas plus tard qu'il n'y a même pas trois mois, le Sénégal était à Rio. Le Sénégal doit s'adapter aux normes environnementales en respectant le droit à l'environnement », a-t-il rappelé, au micro d’iRadio.
Les collectifs interpellent directement les autorités pour que le droit des populations à un environnement sain et à un logement décent soit respecté. Ils demandent un arbitrage en faveur de l'humain et du patrimoine forestier, plutôt que de privilégier des intérêts privés aux méthodes jugées opaques.
« Nous retenons que le dossier initial du port sec de Olding Gueye réclamait une appropriation de 40 hectares. Nous nous sommes retrouvés à 115 hectares. Quelle est la procédure initiée ? On se pose la question », s'interroge avec inquiétude Mamadou Diop Thioune, porte-parole des collectifs.
Pour les riverains, non seulement la superficie a presque triplé, mais les habitants se sentent poussés vers la sortie. Le porte-parole dénonce un « forcing » visant à délocaliser les populations locales sous le prétexte d’un intérêt public qui, selon lui, cache en réalité un intérêt strictement privé.
L'enjeu est également vital pour l'avenir de ces localités. Les habitants réclament que cette partie de la forêt soit déclassée, non pas pour du béton industriel, mais pour permettre l'extension naturelle des villages qui étouffent aujourd'hui dans leurs limites actuelles.
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