Le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a invité, le vendredi 27 février, les parlementaires du Pastef (pouvoir) à une rencontre de rupture de jeûne, au Palais de la République. A la sortie de la rencontre, la députée Awa Sy n’a pas utilisé la langue de bois pour exprimer son amertume. Entre déception, soupçons de trahison politique et fidélité absolue à Ousmane Sonko, la parlementaire dresse un portrait alarmant des relations au sein du pouvoir.
C’est une déclaration qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Initialement réticente à l’idée de répondre à l’invitation présidentielle, Awa Sy a finalement franchi le perron du Palais, poussée par une volonté de comprendre les zones d’ombre qui entourent le duo exécutif. « Je suis allée parce que le problème entre Ousmane Sonko et Diomaye m’inquiétait », confie-t-elle d'emblée. Mais le soulagement n’était pas au rendez-vous. Au contraire, la députée en est ressortie « tellement déçue ».
Le divorce idéologique, coalition contre Parti
Le point de friction majeur réside dans la stratégie politique du Président. Selon Awa Sy, Bassirou Diomaye Faye tenterait de privilégier sa propre coalition de 2024 au détriment de PASTEF, le "parti de combat" qui l'a porté au sommet. «Pourquoi tenir autant à une coalition arrivée en 2024, alors que le combat date de bien avant ? Nous lui avons dit notre vérité. Nous nous sommes battus pour l’élire à cause de Sonko », martèle-t-elle.
Pour la députée et ses collègues présents, le message était unanime : la dissolution de la coalition actuelle et le retour aux sources patriotes. Une requête qui s'est heurtée à une fin de non-recevoir présidentielle, Diomaye justifiant le maintien de sa structure par le fait qu'au moment de sa création, le PASTEF était dissout.
Justifications présidentielles et zones d’ombre
Interrogé sur ses absences remarquées (Tera-meeting, Journée des martyrs), le Président a plaidé des raisons de santé et des contraintes d’agenda international. Quant à l’influence grandissante d'Aminata Touré, Bassirou Diomaye Faye a tenté de clarifier les rôles, affirmant que l'ancienne Première ministre n'est qu'une "superviseure".
Le véritable nœud du problème semble se cristalliser autour de la prochaine échéance présidentielle. La députée exige une reconnaissance claire envers celui qu'elle appelle le "PROS" (Président Ousmane Sonko). Un soutien explicite de Diomaye à la candidature de Sonko en 2029. Une demande de patience, le Président estimant qu'il n'est pas encore à deux ans de mandat. « Ces réponses ne nous ont pas rassurés. Diomaye a pris son propre chemin. Il cherche à récupérer notre parti, mais c’est impossible ».
Une fidélité inébranlable
En conclusion, cette sortie médiatique de la députée Awa Sy sonne comme un avertissement au sein du camp présidentiel. En affirmant haut et fort qu'elle ne s'est rendue à cette audience que sous l'aval de Sonko, elle réaffirme une loyauté sans faille au leader de PASTEF, quitte à acter une rupture avec l'actuel locataire de la présidence. « Je l'assume pleinement : je suis PROS Sonko, et je le resterai », a-t-elle conclu.
C’est une déclaration qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Initialement réticente à l’idée de répondre à l’invitation présidentielle, Awa Sy a finalement franchi le perron du Palais, poussée par une volonté de comprendre les zones d’ombre qui entourent le duo exécutif. « Je suis allée parce que le problème entre Ousmane Sonko et Diomaye m’inquiétait », confie-t-elle d'emblée. Mais le soulagement n’était pas au rendez-vous. Au contraire, la députée en est ressortie « tellement déçue ».
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Le point de friction majeur réside dans la stratégie politique du Président. Selon Awa Sy, Bassirou Diomaye Faye tenterait de privilégier sa propre coalition de 2024 au détriment de PASTEF, le "parti de combat" qui l'a porté au sommet. «Pourquoi tenir autant à une coalition arrivée en 2024, alors que le combat date de bien avant ? Nous lui avons dit notre vérité. Nous nous sommes battus pour l’élire à cause de Sonko », martèle-t-elle.
Pour la députée et ses collègues présents, le message était unanime : la dissolution de la coalition actuelle et le retour aux sources patriotes. Une requête qui s'est heurtée à une fin de non-recevoir présidentielle, Diomaye justifiant le maintien de sa structure par le fait qu'au moment de sa création, le PASTEF était dissout.
Justifications présidentielles et zones d’ombre
Interrogé sur ses absences remarquées (Tera-meeting, Journée des martyrs), le Président a plaidé des raisons de santé et des contraintes d’agenda international. Quant à l’influence grandissante d'Aminata Touré, Bassirou Diomaye Faye a tenté de clarifier les rôles, affirmant que l'ancienne Première ministre n'est qu'une "superviseure".
Le véritable nœud du problème semble se cristalliser autour de la prochaine échéance présidentielle. La députée exige une reconnaissance claire envers celui qu'elle appelle le "PROS" (Président Ousmane Sonko). Un soutien explicite de Diomaye à la candidature de Sonko en 2029. Une demande de patience, le Président estimant qu'il n'est pas encore à deux ans de mandat. « Ces réponses ne nous ont pas rassurés. Diomaye a pris son propre chemin. Il cherche à récupérer notre parti, mais c’est impossible ».
Une fidélité inébranlable
En conclusion, cette sortie médiatique de la députée Awa Sy sonne comme un avertissement au sein du camp présidentiel. En affirmant haut et fort qu'elle ne s'est rendue à cette audience que sous l'aval de Sonko, elle réaffirme une loyauté sans faille au leader de PASTEF, quitte à acter une rupture avec l'actuel locataire de la présidence. « Je l'assume pleinement : je suis PROS Sonko, et je le resterai », a-t-elle conclu.
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